Elon Musk a confirmé mercredi soir la fin de sa mission au sein de l’administration Trump, marquant un tournant dans une alliance jusque-là spectaculaire entre le patron de Tesla et le président républicain.
« Je remercie le président Trump pour cette opportunité unique de réduire les dépenses publiques », a écrit le milliardaire sur X, officialisant son départ après quatre mois à la tête de la commission DOGE (pour « Department of Government Efficiency »).
Mais en coulisses, le ton est plus amer. Dans un entretien à CBS, Musk a dénoncé une « loi de dépenses massives » défendue par Trump, qu’il accuse d’aggraver dangereusement le déficit. Selon une estimation indépendante, ce projet de loi ferait exploser le déficit fédéral de 3800 milliards sur dix ans.
D’abord omniprésent à la Maison-Blanche — en photo avec Trump devant un Cybertruck, en réunion de cabinet, ou sur la pelouse présidentielle — Musk incarnait une volonté de rupture radicale avec l’administration fédérale classique.
Mais derrière l’unité de façade, les tensions ont rapidement émergé avec plusieurs membres du gouvernement, excédés par les méthodes musclées du magnat de la tech.
Accusé de conflits d’intérêts, Musk repart se concentrer sur ses entreprises, alors que Tesla traverse une passe difficile. Une fin de collaboration tendue, et peut-être le début d’un nouveau chapitre, plus distant, entre les deux hommes.

