À 84 ans, Lioudmila Vassilieva, survivante du siège de Leningrad, a été condamnée à une amende de 10 000 roubles par un tribunal de Saint-Pétersbourg. Son crime : avoir brandi une pancarte appelant à la paix, en plein centre-ville, dans le contexte de l’offensive russe en Ukraine.
Sur sa pancarte, un message simple et poignant : « Arrêtons la guerre ! Nous sommes responsables de la paix sur Terre », signé « Lioudmila, enfant de Leningrad assiégée ». Un appel sincère qui lui a valu d’être accusée de « discréditer » l’armée — une infraction de plus en plus utilisée pour faire taire les voix dissidentes.
Dans son appartement, entre livres et souvenirs, elle évoque sa mère, qui a survécu au siège avec cinq enfants. « Maman disait toujours : ‘nous pouvons tout supporter, sauf la guerre’ », confie-t-elle, la voix tremblante.
Engagée depuis des décennies pour la démocratie, elle reste fidèle à ses convictions. « J’ai toujours été du côté des faibles », dit-elle. Et face à la répression, elle n’a qu’un mot : « Je n’ai pas peur. »

