Dans une note dénonciation acheminée à la rédaction de Rezo Nòdwès, l’Association nationale des normaliens indépendants d’Haïti (ANNIH) condamne avec la plus grande rigueur la brutalité policière exercée le dimanche 18 mai, près de la Cathédrale Notre Dame du Cap-Haitien contre le professeur Williamson Saint-Fleur. Elle appelle à la manifestation de la justice contre le policier fautif.
L’Association nationale des normaliens indépendants d’Haïti (ANNIH), par la voix de son secrétaire adjoint Dieucibon Pierre Noel, déclare condamner avec la dernière rigueur les actes de violence perpétrés au Cap-Haitien contre le professeur Williamson Saint-Fleur au lendemain de la journée nationale des enseignants et à l’occasion de la célébration du 222è anniversaire drapeau haïtien.
Lors d’un mouvement visant à exiger de meilleures conditions de travail pour l’ensemble du corps des enseignants qui est en grève depuis le mois de janvier 2025 sur tout l’étendue du territoire national, le professeur Saint-Fleur a été violemment agressé par des policiers et l’un d’entre aux lui a administré une gifle.
L’ANNIH rappelle à la société que les revendications brandies par le professeur Williamson Saint-Fleur et ses pairs qui l’accompagnaient, entendaient interpeller le Ministère de l’Education nationale Antoine Augustin qui répond toujours soient par des attaques verbales, des menaces de révocation ou par la répression policière.
À l’ANNIH de souligner que ces scènes de violence relevant d’un passé révolu, dont élèves et professeurs sont victimes jusqu’à date dans le cadre du mouvement des enseignants, témoignent non seulement d’une nostalgie des pratiques duvaliéristes chez les décideurs, mais traduisent également une banalisation du métier des enseignants et par ricochet de l’éducation qui est notre dernier rempart.
Par conséquent, l’ANNIH réitère-t-elle son engagement total de lutter jusqu’au bout aux cotés des enseignants et exige que lumière soit faite pour identifier les bourreaux de ces actes de violence et que justice aussi soit rendue au collègue professeur qui était dans l’exercice de ses pleins droits.
Hervé Noel

