La mise en échec des bandits de la coalition « Viv Ansanm » qui occupent depuis la commune de Mirebalais depuis début Avril est la condition sine qua non à la relance des opérations dans la centrale hydroélectrique de Péligre, garantissent des Mirebalaisiens.
Les actes de sabotage de la centrale hydroélectrique Péligre par des membres de la société civile de Mirebalais impactent grandement la distribution du courant électrique dans les départements du Centre et de l’Ouest. Depuis le 13 avril dernier, à la suite de la mise à l’arrêt des turbines, plusieurs communes se retrouvent plonger dans le noir. Cette situation résulte d’un mouvement citoyen visant à forcer le pouvoir de transition à adresser la situation de la commune de Mirebalais, occupée par des bandits de « Viv Ansanm ».
Sans détour, l’avocat Robinson Mazarin, dirigeant du Mouvement des citoyens engagés du département du Centre (MOCEC), évoque le rétablissement du courant dans les communes concernées par le blackout par la volonté manifeste de l’État à déloger les gangs. Il appelle le gouvernement à engager de manière urgente des actions fortes visant à libérer la commune de Mirebalais des gangs. Des opérations musclées pour neutraliser les criminels qui tuent, pillent et menacent l’avenir de la commune s’imposent, renouvelle-t-il. Sans l’exécution de telles interventions, la centrale hydroélectrique restera dysfonctionnelle.
Entre-temps, des centaines de familles accueillies dans des camps de fortune galèrent à satisfaire leurs besoins de base. Réfugiés à Hinche, Lascahobas, Thomonde et dans d’autres communes limitrophes du département du Centre, les déplacés internes dénoncent le comportement des autorités du pouvoir central insensibles à leur sort plus d’un mois après l’envahissement des bandits à Mirebalais.
Hervé Noel

