La situation en Haïti continue de se détériorer, selon Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Vendredi, il a affirmé que la violence des gangs atteignait un niveau critique, menaçant la stabilité du pays.
Les gangs, de plus en plus organisés, étendent leur contrôle sur Port-au-Prince et ses environs. Ils s’emparent d’infrastructures stratégiques et surpassent les forces de l’ordre en nombre et en armement. Ces groupes criminels n’hésitent pas à exécuter brutalement ceux qui s’opposent à leur autorité ou qui collaborent avec la police.
Le bilan est alarmant : entre juillet 2024 et février 2025, l’ONU recense plus de 4200 morts et 1350 blessés. La population, exaspérée, a intensifié les lynchages de membres de gangs.
Face à cette crise, William O’Neill, expert de l’ONU, appelle à un soutien accru à la police haïtienne, notamment via l’aide de la force dirigée par le Kenya. Il insiste également sur la nécessité d’endiguer l’approvisionnement en armes des gangs, une condition essentielle pour restaurer l’ordre.
« Il est temps d’agir », avertit O’Neill. Faute d’intervention rapide, Haïti risque de sombrer encore davantage dans le chaos.

