Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche être ouvert à une rencontre avec la dirigeante par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, installée au pouvoir après la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis au début du mois.
Interrogé par des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, M. Trump a indiqué qu’une telle rencontre pourrait avoir lieu « à un moment donné », ajoutant que Washington travaillait actuellement « plutôt bien » avec les autorités de Caracas.
Sur le terrain, les libérations de prisonniers politiques annoncées par le gouvernement vénézuélien se poursuivent lentement. Jeudi, les autorités avaient évoqué la libération d’un « nombre important » de détenus, y compris des étrangers. Toutefois, selon des organisations de défense des droits humains, les remises en liberté se font au compte-gouttes.
L’ONG Foro Penal recensait dimanche 17 libérations confirmées, tandis que d’autres organisations évoquaient jusqu’à 21 personnes relâchées. Les ONG estiment que le pays compte toujours entre 800 et 1200 prisonniers politiques.
Les autorités vénézuéliennes présentent ces mesures comme un geste d’apaisement, tandis que l’administration Trump y voit une conséquence directe de l’opération ayant mené à la capture de Nicolás Maduro le 3 janvier.
À Caracas, des proches de détenus continuent de se rassembler devant plusieurs centres pénitentiaires, dont l’Hélicoïde et la prison de Rodeo I, dans l’espoir de nouvelles libérations. Certaines familles maintiennent une présence permanente sur place.
Un collectif d’organisations de défense des droits humains a également signalé le décès en détention d’un policier de 52 ans, Edison José Torres Fernandez, arrêté en décembre pour des accusations liées à des propos critiques envers les autorités. Le parquet a indiqué qu’il était décédé des suites d’un accident vasculaire cérébral.
Depuis 2014, au moins 18 prisonniers politiques sont morts en détention au Venezuela, selon des organisations indépendantes.
À la suite de la chute de Nicolás Maduro, Delcy Rodríguez a été désignée présidente par intérim. Son gouvernement a entamé des discussions exploratoires avec Washington en vue d’un éventuel rétablissement des relations diplomatiques, rompues depuis 2019, tout en affirmant préserver son autonomie politique.
Les États-Unis ont confirmé maintenir des échanges réguliers avec les autorités intérimaires vénézuéliennes, notamment sur des questions liées à la coopération et à l’énergie.

