Loin d’apporter des solutions durables à la criminalité, la stratégie défensive de la Police nationale d’Haïti (PNH), consistant à repousser systématiquement les assauts des bandits, entraîne des pertes au sein de l’institution policière. L’assassinat du policier Harold André Théodore par des membres de la coalition des gangs « Viv ansanm » interpelle la hiérarchie de la PNH, qui doit envisager d’autres mesures, selon des spécialistes.
Le policier Harold André Théodore, issu de la 14e promotion de la PNH, a été assassiné dans l’après-midi de lundi par des bandits armés appartenant à la coalition « Viv ansanm ». Engagé dans la lutte contre les gangs armés, il a trouvé la mort au centre-ville de Port-au-Prince lors d’un échange de tirs, selon une source du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17).
À Port-au-Prince, la violence des gangs a atteint un niveau alarmant ces dernières 48 heures. Lundi, des tensions ont été signalées dans les zones du Champ-de-Mars, de Portail-Léogâne et aux abords du Stade Sylvio Cator. Des affrontements entre bandits et forces de l’ordre ont contribué à cette situation de chaos, selon les constats sur place.
Dans certains quartiers limitrophes de la capitale, comme Canapé-Vert et Turgeau, des initiatives pour renforcer la vigilance citoyenne ont été mises en place. Des policiers, accompagnés d’équipes de brigades d’autodéfense, ont intensifié les opérations de contrôle : fouilles de véhicules, identification de potentiels suspects et surveillance renforcée visent à freiner la progression des groupes armés.
Hervé Noël
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