Les États-Unis durcissent encore leur politique migratoire. L’administration Trump a annoncé mercredi le gel des procédures de visas d’immigrants pour 75 pays, une mesure d’ampleur visant les personnes souhaitant s’installer de façon permanente sur le sol américain. Cette suspension s’inscrit dans la vaste offensive contre l’immigration engagée depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Selon le département d’État, le traitement des demandes sera interrompu à compter du 21 janvier, sans échéance précise, le temps de « réévaluer les procédures » afin d’empêcher l’entrée de ressortissants susceptibles, selon Washington, de recourir à l’aide sociale. « Nous mettons fin aux abus du système d’immigration américain », a martelé le porte-parole Tommy Pigott.
La mesure concerne uniquement les visas d’immigration, et non les visas temporaires de tourisme ou d’affaires. Des pays comme la Somalie, la Russie, l’Afghanistan, l’Iran, le Nigeria, l’Irak, le Brésil ou encore le Yémen figurent parmi les États touchés, bien que la liste complète n’ait pas été rendue publique.
Ce gel intervient dans un contexte de fermeté assumée. Le département d’État affirme avoir déjà révoqué plus de 100 000 visas en un an, tandis que plus de 600 000 expulsions auraient été effectuées depuis janvier. Une politique qui relance le débat sur le caractère discriminatoire de la stratégie migratoire américaine et sur ses conséquences humaines et diplomatiques.

