15 janvier 2026
Panique à Port-de-Paix : Les élèves du Lycée Tertullien Guilbaud bloquent le fonctionnement des collèges
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Panique à Port-de-Paix : Les élèves du Lycée Tertullien Guilbaud bloquent le fonctionnement des collèges

Les rues de Port-de-Paix étaient entièrement impraticables, ce lundi, en raison des manifestations des élèves du Lycée Tertullien Guilbaud (LTG), privés de cours depuis plusieurs semaines. La direction de l’établissement est restée silencieuse face à cette crise scolaire majeure. Exprimant leur colère, les lycéens sont descendus dans la rue tandis que les examens de contrôle restaient prévus.

Les manifestants ont pris pour cible plusieurs autres collèges, notamment ceux du centre-ville et du bas de la ville, dans une action perçue comme injuste et irrationnelle par de nombreux habitants, y compris les marchands ambulants qui circulent quotidiennement dans les rues. De nombreux élèves de ces collèges ont été blessés par des jets de pierres. Des portails ont été forcés, et des pierres ont été lancées dans les classes, provoquant un climat de peur chez les responsables des établissements privés et perturbant le bon déroulement des cours pour toute la semaine.

La manifestation soudaine a plongé la ville dans un état de panique, paralysant les activités économiques. Les parents, pris de peur et d’inquiétude, redoutent les conséquences de cette situation. La Police Nationale d’Haïti (PNH) est intervenue et a rétabli le calme grâce à l’intervention de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO).

Les élèves, frustrés par l’absence de cours, dénoncent une situation où leurs enseignants travaillent dans d’autres établissements tout en les abandonnant. Certains ont promis de poursuivre les manifestations tout au long de la semaine. La grève des enseignants dans les écoles publiques est devenue une pratique courante, avec pour seule victime l’apprenant.

Par ailleurs, l’organisation politique FOSNOU, dirigée par Paul Élie Faustin, a organisé une autre manifestation au début du week-end pour protester contre le maire Josué Alusma, en poste depuis huit ans sans réalisations significatives pour la commune. Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle n’a été faite. La ville de Cappoix La Mort reste sous haute surveillance, et cette tension pourrait se prolonger toute la semaine.

Jamesky Jeanty Rèldouvanjou.

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