Dimanche dernier, Evo Morales, ancien président bolivien, affirme avoir été la cible d’une tentative d’assassinat alors qu’il se rendait à son émission de radio. Son véhicule aurait reçu 14 coups de feu, blessant son chauffeur. Morales a accusé des « agents d’élite de l’État bolivien » d’avoir planifié cette attaque, déclarant que « c’était pour tuer Evo ».
Le président en exercice, Luis Arce, a dénoncé l’incident et ordonné une enquête, bien que le vice-ministre de la Sécurité, Roberto Ríos, ait suggéré la possibilité d’un « auto-attentat ». De son côté, l’armée a nié toute implication, rejetant les accusations de l’ancien président.
Cette attaque survient dans un contexte de forte tension politique. Morales, qui souhaite se présenter à la présidentielle de 2025 malgré un jugement défavorable, accuse Arce de « persécution judiciaire ». Ses partisans ont érigé des barrages dans plusieurs régions, menant à des affrontements avec les forces de l’ordre et à de nombreuses arrestations. En solidarité, des gouvernements étrangers, comme ceux de la Colombie et du Venezuela, ont exprimé leur soutien à l’ancien président bolivien.
