21 janvier 2026
Sant Karl Lévêque dénonce ‘les manœuvres désespérées et déloyales’ de la POHDH
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Sant Karl Lévêque dénonce ‘les manœuvres désespérées et déloyales’ de la POHDH

Le 13 septembre 2024, le Sant Karl Lévêque (SKL) a publié une note de presse marquant une rupture publique avec la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (POHDH), dont il est pourtant membre. Cette décision découle de tensions croissantes autour du processus électoral pour la désignation du représentant du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), supervisé par la Commission Épiscopale Justice et Paix (CE-JILAP).

Le Sant Karl Lévêque dénonce des « manœuvres déloyales et désespérées » de la POHDH, affirmant que celle-ci s’oppose activement à la participation des organisations qui devaient prendre part au processus électoral. Après des sessions de travail avec l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH), un guide électoral, cosigné par POHDH et OCNH, a été publié, définissant les critères d’éligibilité et le calendrier de l’élection, notamment l’inscription et le scrutin.

Cependant, selon le SKL, la POHDH a commencé à saboter le processus lorsqu’elle a réalisé qu’elle ne contrôlait pas l’électorat. Ce revirement a mené à son retrait précipité le 23 août 2024, alors que 135 organisations de droits humains et trois candidats étaient déjà inscrits.

Cette situation reflète un conflit interne au sein des organisations de défense des droits humains en Haïti, un secteur pourtant essentiel dans un contexte de crise politique et sociale. Le SKL, en collaboration avec d’autres entités comme l’OCNH et le Collectif Défenseur Plus, semble vouloir poursuivre le processus malgré le retrait de la POHDH, invoquant la nécessité de respecter les droits démocratiques des organisations et des candidats inscrits.

Le désaccord entre les parties porte non seulement sur les procédures, mais aussi sur des enjeux plus profonds concernant la représentativité et l’intégrité des processus électoraux au sein du secteur des droits humains. En s’attaquant à ses collègues, la POHDH a provoqué une rupture qui affaiblit l’unité d’une coalition qui, jusqu’à présent, jouait un rôle crucial dans la défense des principes démocratiques en Haïti.

La crise au sein de la POHDH, dénoncée par le SKL, révèle les fragilités des institutions haïtiennes, même dans le domaine des droits humains. L’incapacité de ces organisations à collaborer sur des questions essentielles comme la désignation d’un représentant pour le CSPJ risque d’affaiblir davantage les efforts collectifs pour renforcer l’État de droit.

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