L’absence de Raoul Pierre-Louis à une deuxième convocation de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), portera ladite institution à classer l’affaire sans suite, prévoit le dirigeant du Regroupement démocratique (RED), l’ancien député Patrick Norzéus. Il en a profité pour dénoncer un dossier vide de sens politiquement motivé.
L’ancien président du Conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (BNC), Raoul Pierre-Louis, attendu ce jeudi à l’ULCC pour une séance de confrontation avec le conseiller-président Smith Augustin, a brillé par son absence.
Un procès verbal de carence a été dressé par les enquêteurs de l’ULCC, a rapporté l’avocat Mario Delcy, interviewé par Radio Kiskeya. Il continue de nier l’implication de son client dans le scandale des 100 millions de gourdes réclamées par les conseillers-presidents Dr Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin à l’ancien responsable de la BNC pour faciliter son maintien à son poste.
En réaction, le Regroupement démocratique (RED) dénonce un «vacarme» et une machination orchestrée par l’équipe des Engagés pour le développement (EDE) dans le cadre du dossier.
L’absence de Raoul Pierre-Louis à la prochaine convocation de l’ULCC, obligera les enquêteurs à classer sans suite l’affaire, avertit l’ancien député Norzéus. Le dirigeant du RED entend aller jusqu’au bout et rejette toute possibilité de démission de Smith Augustin dans le Conseil présidentiel.
La coalition RED/EDE/Compromis historique reste divisée sur l’avenir de l’ancien ambassadeur au sein du CPT. Si le parti EDE, dirigé par l’ancien Premier ministre Dr Claude Joseph, exige le retrait de l’accusé, le RED et le Compromis historique maintiennent leur position et se solidarisent avec l’ancien ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine.
Hervé Noël

