Juan Carlos Bonilla Valladares, ancien chef de la police nationale du Honduras, a été condamné à 19 ans de prison par un tribunal fédéral de Manhattan après avoir plaidé coupable de complot visant à protéger des expéditions de cocaïne destinées aux États-Unis.
Connu sous le nom de « El Tigre », Bonilla Valladares a utilisé sa position pour faciliter le trafic de drogue à grande échelle et recourir à la violence pour protéger ces activités, selon les procureurs. Bien que la défense ait requis une peine de 10 ans en insistant sur le fait qu’il n’avait pas toujours été impliqué dans des activités illégales, le juge P. Kevin Castel a finalement prononcé une peine plus sévère.
Les procureurs ont affirmé que Bonilla Valladares acceptait des pots-de-vin en échange de la protection des expéditions de cocaïne et qu’il avait fourni des informations sensibles sur les raids en cours à ses complices.
Son arrestation en mars 2022 faisait suite à des accusations le reliant aux frères Hernández, Juan Orlando et Tony, puissants alliés politiques et eux-mêmes condamnés pour des crimes liés à la drogue. Bonilla Valladares a nié toute implication dans des meurtres, mais a reconnu son rôle dans le trafic de drogue, une dualité qui a marqué sa carrière.
Au Honduras, cette condamnation est perçue comme un exemple de la corruption au sein des institutions publiques, selon Henry Osorio Canales, commissaire à la retraite de la police nationale hondurienne.

