Après le scandale des 3 Conseillers-Présidents indexés dans le dossier de corruption de la BNC, c’est le tour d’un membre du comité de pilotage de la Conférence Nationale de rejeter sa propre désignation pour violation des dispositions de l’Accord du 3 Avril par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
En effet la concerné a fait paraître sur son compte Twitter/X la copie d’une lettre adressée au CPT dans laquelle elle écrit ce qui suit :
« Monsieur le Président du Conseil
Je vous remercie pour la nomination afin de faire partie du Comité de Pilotage de la Conférence , je m’en vois honorée.
Toutefois , j’aurais souhaité que ce soit en conformité avec l’accord du 3 avril 2024.
En effet l’article 28 du chapitre X traitant de la Conférence Nationale et de la question constitutionnelle est sans équivoque. La nomination du Comité de Pilotage de fait en concertation avec le/la Premier(e) Ministre et en consultation avec les parties prenantes signataires de l’Accord politique et d’autres structures organisées de la société. Puisque la nomination n’a pas abouti suite à un tel processus je me dois de décliner la proposition. «
Le moment où le Conseil Présidentiel aura à regretter d’avoir voulu « tuer « l’Accord du 3 Avril qui lui a donné naissance approche inexorablement.
Comme tout fils dénaturé voulant commentant un parricide, se trouvera-t-il confrontée ,à un moment donné, à des sentiments de regret et de culpabilité profonds après avoir commis un acte aussi impardonnable ?
Les membres du CPT, autrefois aimant et respectueux de l’Accord du 3 Avril, exploreront-ils les motifs et les circonstances qui les ont poussés à vouloir commettre « l’irréparable » ?
À travers leurs souvenirs et leurs réflexions, chercheront-ils désespérément une explication, une justification qui pourrait atténuer ne serait-ce qu’un peu le poids écrasant de leur faute ?
Comme tout fils dénaturé , le CPT risque de se retrouver face à lui-même, confronté un jour à une solitude , un isolement qui marquera à jamais son existence.
Celimene Fratus

