ECCREDHH dénonce le traitement inhumain infligé aux prisonniers et exige au Ministère de la Justice à adopter des mesures urgentes pour protéger leur droit.
Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Egalite des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) Étant une structure qui collabore avec des organismes nationaux et internationaux, s’est consternée devant les traitements inhumains infligés aux prisonniers. Du coup, condamne avec la plus grande rigueur les violations des droits des prisonniers a carrefours entassés dans un camion le 17 Juillet 2024.
En effet, les prisonniers sont des personnes privées de liberté de mouvement, suite à la commission d’une infraction. Avant d’être prisonniers, ils sont aussi des êtres humains. De ce fait, ils jouissent d’un ensemble des Droits et garanties judiciaires qui sont soutenus par un ensemble d’instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux. Par exemple, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, l’ensemble des règles minima pour le traitement des détenus, les deux Pactes Relatifs aux Droits de l’Homme, la Convention Interaméricaine des Droits de l’Homme et la Constitution Haïtienne. Autrement dit, selon ces textes, toute personne reprochée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été démontrée et doit être jugée dans un délai raisonnable – C’est le principe de la présomption d’innocence. Elle a droit à une alimentation saine et équilibrée aux heures normales de repas et doit pouvoir disposer de l’eau potable dont elle a besoin – C’est ce que l’on qualifie de droit à l’alimentation. Elle ne doit pas être soumise à la tortue ou à une peine ou un traitement cruel et inhumain, car, en toute circonstance, elle doit traiter avec humanité et dans le respect de la dignité inhérente à la personne humaine – c’est le droit à l’intégrité physique.
Donc, l’Etat à l’impérieuse obligation de s’assurer que les détenus sont en sécurité, mais aussi, de garantir leurs droits à l’alimentation, à la présomption d’innocence pour ces détenus de manière illégale et arbitraire. Cependant, les droits des prisonniers sont violés systématiquement sous nos yeux et dans la plus grande indifférence des autorités.
L’organisme de Défense des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) juge inacceptable le comportement des autorités étatiques particulièrement le Ministère de la Justice. Ce qui explique l’incapacité aggravante à garantir le Droit et la liberté de ces citoyens arrêtés. Face à l’injustice, aucun citoyen habité d’un peu humanisme ne peut se taire. « L’ECCREDHH ne veut pas se faire complice d’homicide et non-assistance aux personnes en danger
ECCREDHH dénonce et condamne haut et fort ces violations et rappelle aux autorités haïtiennes que les détenus restent et demeurent des personnes humaines, jouissant de leurs droits fondamentaux, dans un délai raisonnable, à l’intégrité physique, qui sont des droits consacrés par la Constitution, les lois de la république, et les conventions internationales et régionales.
Vive la Démocratie!!!
Vive le Respect des Droits Humains !!!
Vive une société juste !!!
Pour authentification :
Me Gesnel PIERRE, av. Coordonnateur Général
Me Louimann MACEUS, av, Secrétaire Général ECCREDHH

