30 septembre 2026
Proposition pour une MMS effectivement opérationnelle tout en renforçant les capacitives d’engagement en combat urbain de la PNH 
Actualités Société

Proposition pour une MMS effectivement opérationnelle tout en renforçant les capacitives d’engagement en combat urbain de la PNH 

Résumé

  1. La Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) comprendra 2 500 personnes provenant de huit pays.
  2. En raison du manque de personnel, de la fragmentation et des différences culturelles, la mission sera confrontée à divers obstacles logistiques, de planification et opérationnels. 
  3. La MMS doit être présente dans tout le pays en se dotant d’un effectif de 6 000 personnes et augmenté par des Haïtiens munis d’expériences militaires et policières étrangère.

Près d’un an après la résolution 2699 du Conseil de sécurité des Nations Unies autorisant le déploiement d’une force multinationale en Haïti, la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) a atterri en Haïti le 24 juin 2024. Cette mission aidera Haïti à rétablir l’ordre et à établir un environnement sûr pour faciliter les élections dès Janvier 2026. 

La MSS coûtera 600 millions par an et sera composée de 2 500 policiers de huit pays sous le commandement du Kenya, fournissant 1 000 personnes. Selon la derniere adresse du président du Kenya aux États-Unis, la MSS formera la police haïtienne et protégera les infrastructures gouvernementales, mais ne s’engagera pas directement avec les gangs. 

Ne pas combattre les gangs dans les territoires qu’ils contrôlent courammement révèle déjà des défis importants qui pourraient compromettre son succès. Premièrement, la fragmentation de cette force internationale nuira à la cohésion et à l’efficacité de l’opération, ainsi qu’à l’efficacité de la communication et de la coordination. De plus, étant donné que de multiples gangs opèrent dans tout le pays,  un effectif de 2 500 personnes est insufficient pour dispenser la formation nécessaire au combat urbain à près de 10 000 policiers. 

À ce stade, pour améliorer les chances du MMS et de la PNH de rétablir l’ordre public en Haïti, les pays finançant ce déploiement doivent modifier stratégiquement la mission en élargissant et déployant cette force dans les positions stratégiques critiques du pays, telles que les Gonaïves et la Croix des Bouquets, où opèrent respectivement les gangs Ti-Savien et Izo, et Les Cayes, Jacmel et Léogane pour contrôler et combattre les gangs régionaux. 

Pour réaliser cet exploit, la force doit être portée à 6 000 hommes, en se concentrant sur le recrutement de troupes dans les pays d’Afrique francophone comme le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Rwanda. Ces nations ont une expérience du combat et des points communs linguistiques avec Haïti, ce qui peut faciliter une meilleure communication et une meilleure efficacité opérationnelle. Cette force plus significante sera mieux équipée pour détecter, perturber et démanteler les gangs.

De plus, les Haïtiens ayant une expérience militaire et policière à l’étranger doivent augmenter la force pour remplir des rôles de formation et de leadership tout en assurant la continuité et la durabilité après le départ du MSS.

Ces changements, tels que  augmentation des effectifs militaires, la compatibilité culturelle et linguistique et la participation de personnel haïtien expérimenté restructeront la MSS et la PNH en des forces plus cohésives et plus efficaces et renforceront considérablement leurs capacites à rétablir la sécurité en Haïti. 

Bobb Rousseau, PhD

Officier retraité de l’armée américaine

Policy Consultant at AHEAD

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.