La formation du Conseil Présidentiel de Transition en Haïti, sous l’égide de la Caricom, était une réponse urgente aux circonstances tumultueuses dans lesquelles le pays se trouve après l’assassinat du Président Jovenel Moise et la démission du premier ministre de facto, Ariel Henry.
Cependant, malgré l’urgence de la situation, le Conseil se trouve confronté à des défis majeurs, notamment des désaccords persistants parmi ses membres quant aux actions à entreprendre et aux décisions à prendre.
Composé de neuf membres, dont sept votants et deux observateurs, le Conseil Présidentiel de Transition est représentatif des diverses facettes de la société haïtienne, allant de la société civile au secteur privé en passant par les partis politiques influents.
Cependant, cette diversité peut également être une source de tensions et de conflits, comme en témoigne la paralysie actuelle du Conseil et l’absence de consensus sur les questions cruciales.
Face à cette impasse, il est impératif pour le Conseil de mettre en œuvre des techniques efficaces de gestion des conflits afin de surmonter les divisions et de progresser vers des solutions concrètes pour le bien-être de la population haïtienne.
L’une des premières étapes dans la gestion des conflits au sein du Conseil pourrait être la confirmation d’un coordonnateur neutre, chargé de faciliter les discussions et de rechercher des compromis acceptables par toutes les parties. Ce coordonnateur pourrait jouer un rôle décisif dans la création d’un environnement propice au dialogue ouvert et constructif entre les membres du Conseil.
Le Conseil doit adopter une approche participative et inclusive dans ses délibérations, en encourageant la contribution de tous les membres et en prenant en compte les perspectives et les préoccupations de chaque groupe représenté.
En favorisant un sentiment de propriété collective des décisions prises, le Conseil peut renforcer la cohésion et la confiance mutuelle entre ses membres.
Parallèlement, la gestion des conflits au sein du Conseil doit également être axée sur la recherche de solutions pragmatiques et orientées vers l’action pour répondre aux besoins urgents du peuple haïtien.
Alors que le pays est confronté à des défis majeurs tels que l’insécurité alimentaire, la violence des gangs et la paralysie des activités socio-économiques, il est impératif que le Conseil se concentre sur des mesures concrètes pour atténuer ces crises et restaurer la stabilité et la sécurité.
Perrolain

