La communauté internationale célèbre la Journée internationale des droits humains le 10 décembre de chaque année. Cette journée est l’occasion de mettre en avant les droits fondamentaux de tous les individus et de rappeler leur importance dans la construction d’un monde plus juste et équitable.
En Haïti, l’Asosyasyon Fanm Solèy d’Ayiti (AFASDA) et d’autres organisations de femmes ont organisé une série d’activités de sensibilisation et de lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles. Ces activités se sont déroulées du 25 novembre au 10 décembre, dans le cadre des 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes.
Pour clôturer en beauté ces 16 jours d’activisme, AFASDA et ses partenaires ont organisé une marche pacifique dans les rues du Cap-Haïtien le vendredi 8 décembre. L’objectif de cette marche était de renouveler l’engagement de ces organisations dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, et de condamner tous les actes d’agression dont elles sont victimes.
Pendant la marche, les organisateurs ont condamné toutes les formes de violation, d’abus et de discrimination contre les femmes et les filles, et ont réclamé justice pour toutes les victimes de violence au cours de l’année. Ils ont notamment cité des cas tragiques tels que l’assassinat de Micheline d’or aux Gonaïves, l’agression sexuelle d’une fillette de 8 ans au Cap-Haïtien et le viol de Stefie en République dominicaine.
La directrice d’AFASDA, Elvire Eugène, a exprimé sa gratitude envers toutes les organisations de femmes dans le Nord et le Nord-Est qui ont contribué au succès de ces activités. Elle a également appelé la justice haïtienne à prendre des mesures adéquates pour garantir les droits de toutes les personnes, notamment celles dont les dossiers sont négligés.
La marche a débuté devant les locaux d’AFASDA et a parcouru les rues de la ville avant de se terminer devant le parquet du Cap-Haïtien. Les manifestants ont observé un moment de silence devant le Collège Regina Asumpta, en signe de solidarité avec la fillette de 8 ans victime d’agression sexuelle par un prétendu gérant de cette institution prestigieuse.
En plus de la marche, les 16 jours d’activisme ont également inclus des journées de porte ouverte, des formations pour les jeunes femmes et les filles, des visites aux prisons du Cap-Haïtien et de Fort-Liberté, ainsi qu’une journée de sensibilisation dans les zones les plus touchées par la violence. Ces activités visent à promouvoir les droits des femmes et des filles en Haïti et à lutter contre toutes les formes de violence qui leur sont infligées.
Guyno Duverné
duverneguyno@gmail.com

