L’article suivant rédigé par : Natacha DORCE
figurera dans la publication prochaine de l’ouvrage du Dr. Joël Lorquet intitulé « Le canal de la rivière Massacre, une opportunité pour renforcer la production nationale et entamer le développement endogène ».
Ce livre comportera trois parties :
1-Une analyse de la situation actuelle par l’auteur,
2-La publication des différentes opinions recueillies de la part des spécialistes de la question et
3-Les résultats d’un travail scientifique réalisé à partir d’une enquête autour de la position des Haïtiens sur la construction de ce canal.
Cet ouvrage de plus de 350 pages servira de guide et de repères aux chercheurs et investisseurs intéressés à faire de la production nationale une réalité en Haïti.
Bonne lecture :
Unissons-nous, cultivons nos terres, produisons des denrées afin de relever notre mère patrie
Par : Natacha DORCE
« Comment profiter du conflit provoqué par la construction du canal attenant à la rivière Massacre et le transformer en une opportunité pour l’autosuffisance économique et alimentaire d’Haïti dans une perspective de développement endogène » ?
« Le monde contient bien assez de ressources pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous. » dixit Gandhi.
La relation entre les deux parties de l’île d’Haïti, n’a pas toujours été cordiale et l’histoire l’en témoigne. Depuis son indépendance le rapport entre la République d’Haïti d’avec la République dominicaine va en dent de scie. Aucun des gouverneurs d’ici ou d’ailleurs, n’a pu orienter les différents débats vers une unification spectaculaire et sincère de l’île. Ce ne sont pas les derniers évènements qui vont faire la différence.
L’affaire de la construction du canal qui défraie la chronique ces dernières semaines n’est pas innocente et certainement pas sans conséquences. Des conséquences qui, en raison des agissements du voisin, peuvent fragiliser davantage le rapport entre les deux pays mais aussi et surtout leur économie. Néanmoins, les Haïtiens, ont fait un coup de maître, une sage décision, s’unir en vue de donner une réplique à la hauteur de l’inélégance du président Dominicain. Ce dernier aurait oublié que « L’homme se doit d’être le gardien de la nature, non son propriétaire. » comme le stipulePhilippe Saint-Marc.
Transformer les défis en opportunité, une vraie obligation pour le peuple haïtien.
À toute chose malheur est bon, dit-on. Cette sagesse proverbiale nous rappelle, nous, les grenadiers, qu’il est grand temps que les avanies que nous fait subir le voisin de l’Est soient le mobile d’une ‘tèt ansanm’ ; que ces camouflets nous permettent de creuser dans notre passé la fierté qu’animait nos ancêtres dans le souci de développer et de faire progresser cette autre partie de l’île.
Union, insigne de victoire ; Eau, symbole de vie ; canal, figure de respect.
Unissons-nous, cultivons nos terres, produisons des denrées afin de relever notre mère patrie.
Natacha Dorcé
Educatrice
Le19 octobre 2023

