Chers amis de la presse, je vous remercie d’avoir répondu à mon invitation ce lundi 20 novembre, ici à l’hôtel Montana, dans le but de fixer ma position sur le rapport de l’ULCC dans lequel mon nom figure.
Au prime à bord, je voudrais souligner pour la presse et le public en général que je suis pour la lutte contre la corruption dans les institutions de l’État. Cette lutte, je la faisais déjà mienne du temps où j’étais parlementaire. Aujourd’hui je continue à la mener en tant que citoyen soucieux de l’intérêt général et du bien commun.
En ce sens, j’encourage toutes institutions de contrôle à faire leur travail mais avec professionnalisme et dans le respect de la loi. Car la crédibilité de l’ULCC, organisme de lutte contre la corruption dans l’administration publique, en dépend.
Tout en appuyant l’institution de contrôle, j’estime que la lutte contre la corruption ne doit pas être menée de manière sélective. Elle doit être impartiale, c’est-à-dire qu’elle doit être menée sans acception de personne. Et l’ULCC ne doit pas faire exception à la règle.
Pour mériter de la considération des citoyens, l’institution doit travailler à ne pas tolérer aucun acte de corruption en son sein. Elle doit se garder de poser des actes susceptibles d’être interprétés comme des cas de corruption, tels que le favoritisme, le clientélisme et le népotisme. L’exclusion de ces éléments au sein de l’ULCC serait la preuve de son souci de bonne gouvernance pour laquelle elle s’engage. Cela est important pour garantir la confiance des citoyens dans l’exécution de ses taches.
Je tiens à souligner à votre attention que le citoyen Alfredo Junior Antoine, ancien député de la commune de Kenscoff, n’est impliqué dans aucun cas de corruption. Les faits, tels que présentés dans le rapport de l’ULCC, sont tout à fait inexacts.
Effectivement, j’ai vendu une propriété à l’ONA, laquelle faisait partie de mon patrimoine. J’avais fait une offre en fonction d’une estimation technique réalisée par un expert en la matière. À son tour, l’ONA avait fait sa propre estimation et en fonction de cette dernière le prix de la propriété a été négocié. Ce n’était pas une vente simulée ou une fausse vente. Le rapport de l’ULCC n’a pas révélé qu’il y a de la surfacturation. Toutes les conditions exigées par la loi ont été respectées. Il y avait l’offre, l’achat, la propriété et le prix. Il revient donc à l’ONA de prendre possession de son bien.
Alors comment peut-on parler de produit du crime, s’il n’y a pas de crime ? L’argent en provenance du bien m’appartient et de ce fait, je peux en disposer comme je veux.
L’ULCC s’est trompée dans la présentation des faits et je demande à l’instance de contrôle de les rectifier car ils me portent préjudice. Dans le cas contraire, je me vois contraint de porter la question devant qui de droit.
Merci !

