7 octobre 2026
Kenya/Haïti : La Cour Suprême se prononce ce jeudi sur l’intervention de la force requise par Ariel Henry, alors que le pigeon voyageur s’est envolé pour Ryad
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Kenya/Haïti : La Cour Suprême se prononce ce jeudi sur l’intervention de la force requise par Ariel Henry, alors que le pigeon voyageur s’est envolé pour Ryad

Il sera 03:30 du matin à Port-au-Prince ce jeudi 16 novembre 2023 et 11:30 à Ryad en Arabie Saoudite quand les juges de la Cour Suprême du Kenya vont devoir statuer sur la constitutionnalité ou non du déploiement d’environ un millier de policiers au-delà des frontières de Nairobi.

Lorsque ce tribunal Kenyan se prononcera, ce jeudi, sur l’avenir du seul et unique projet de l’équipe installée au pouvoir en Haïti depuis plus de 24 mois par le Core Group et Binuh, suite à l’assassinat de l’ancien Président Jovenel Moïse, le Premier Ministre de facto, véritable pigeon voyageur (Globetrotter) se trouvera en Arabie Saoudite à la tête d’une délégation composée du Ministre des Affaires Étrangères, du Ministre du Tourisme, de représentants du Ministère de la Planification, des Finances, etc…

Oui. le PM de facto, Ariel Henry, sera occupé à discuter avec des représentants de l’Arabie Saoudite et des autres pays de la Caricom des questions telles que les investissements, le commerce, les projets de base, l’hospitalité, le changement climatique, l’énergie et la durabilité environnementale, alors que l’on décide à Nairobi de l’avenir de son pays  placé sous l’égide du Chapitre 7 de Charte des Nations qui, selon la résolution du Conseil de Sécurité représente une menace pour la paix et la stabilité dans la région.

Cette audience qui ne pas intéresser le PM de facto, était prévue pour la fin du mois dernier. Elle a été reportée pour ce 16 novembre 2023,

Pour l’instant, après l’évaluation par le gouvernement Kenyan d’un budget d’environ $600 millions pour faciliter le déplacement des troupes kenyanes vers Haiti, personne ne sait effectivement quand cette force sera déployée pour le plus grand enchantement des Tet Kale se mettant en tete de pouvoir rester au pouvoir indéfiniment et au-dela du 7 février 2024, une date limite qu’ils se fixaient eux-mêmes le 21 décembre dernier, lors de la signature entre copains-coquins d’un accord Tonton Nwèl.

Outre l’attente d’une formation et d’un financement, le président Kuto attend la résolution d’une affaire judiciaire locale qui bloque le déploiement. Un juge devait se prononcer jeudi sur une requête déposée par l’ancien candidat à la présidence, Ekuru Aukot, qui soutenait que le déploiement était inconstitutionnel. Cependant, l’affaire a été repoussée pour la deuxième fois en moins d’un mois parce que le juge participe à une formation.

L’audience est désormais prévue pour le 16 novembre. Le Parlement kenyan doit également approuver le déploiement. Ainsi Ariel Henry, surnomme le « Konze » des temps modernes, a opté pour le déploiement de troupes en Haiti à coup de 600 millions de dollars en lieu et place de lutter pour doter la PNH de matériels adéquats et efficaces en vue de combattre les gangs criminels fédérés par PHTK, sous l’œil de la représentante de l’ONU, Helen La Lime en 2020

Rappelons que dans la plainte ou la pétition déposée par devant la Haute Cour du Kenya relativement au déploiement de policiers kenyan en Haïti, le Dr Ekuru Aukot  avait posé 3 questions :

1. Qui a demandé au Kenya de déployer sa police en Haïti ?

2. Avec qui le Kenya s’engage-t-il en Haïti puisque le gouvernement du Premier Ministre Ariel Henry manque de légitimité ?

3. L’article 243 de la Constitution du Kenya ayant été violé, en quoi le déploiement est-il légal ?

La Haute Cour a stoppé le déploiement prévu de 1 000 policiers en Haïti pour lutter contre les gangs et rétablir la paix.

L’ordre d’arrêt du déploiement a été émis par le juge Chacha Mwita.

L’affaire a été déposée par le chef du parti Thirdway Alliance, Ekuru Aukot, le parti et son président Mururu Waweru sont répertoriés comme deuxième et troisième pétitionnaires.

Ils ont poursuivi le président William Ruto, le professeur de CS de l’Intérieur Kithure Kindiki, l’inspecteur de police Japhet Koome, le président de l’Assemblée nationale Justin Muturi et le Conseil de sécurité nationale.

Le Kenya a proposé d’envoyer des policiers en Haïti pour lutter contre l’insécurité en juillet 2023 et la demande a été approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) le 10 octobre.

Ils disent qu’après l’approbation, le président Ruto, dans un discours télévisé, a salué cette décision, réitérant la volonté du Kenya pour le déploiement.

« Il n’y a pas eu de réunion du Cabinet et il n’y a pas eu de mémo/résolution du Cabinet pour prouver que la procédure régulière avait été respectée », peut-on lire dans la pétition.

Dans leur argumentation, ils affirment que la Constitution de 2010 n’envisageait pas le déploiement de policiers dans des missions à l’extérieur du pays, ce qui rendait donc cette décision inconstitutionnelle.

Selon la constitution, seules les Forces de défense du Kenya peuvent être déployées en dehors du Kenya et la police ne peut fonctionner qu’à l’intérieur du pays.

« Dans aucune des demandes, il n’y a eu de demande du gouvernement d’Haïti comme condition préalable au déploiement du service kenyan en Haïti, il n’y a donc aucune justification pour la décision contestée », indique-t-il.

La pétition fait valoir qu’il existe des doutes quant à savoir si la loi haïtienne autorise le déploiement de la police dans ce pays.

Ils soutiennent qu’il existe un risque réel que le déploiement ait lieu sans respecter la loi et la constitution et sans participation du public.

La participation du public aurait dû avoir lieu avant que le Kenya ne soumette sa demande au Conseil de sécurité pour examen, et si la même chose devait se produire, ce ne serait que pour le spectacle.

Ils soutiennent que le déploiement ne favorise pas une utilisation efficiente, efficace et économique des ressources, ce qui laisse de sérieux doutes sur la priorité du gouvernement compte tenu des problèmes d’inflation et de coût de la vie élevée auxquels le Kenya est actuellement confronté.

Dans sa déclaration sous serment, Aukot accuse le président Ruto d’avoir conclu, à lui seul et sans participation du public, un accord avec les États-Unis et l’ONU pour déployer les officiers.

Il cite l’article 243 (3) de la constitution du Kenya qui dit : « Le service national de police est un service national et doit fonctionner dans tout le Kenya. »

Il affirme que l’article 6 est la seule disposition relative au déploiement de la police à l’extérieur du pays et que cela ne peut se produire que pour la défense du Kenya et pendant un état d’urgence.

Aukot affirme qu’Haïti n’est ni en guerre ni en état d’urgence, ajoutant que dans le passé, les États-Unis et la France ont déployé leurs forces armées, ce qui a entraîné des conséquences regrettables.

Il se demande pourquoi les États-Unis sont prêts à accorder au Kenya des fonds d’un montant de 14,7 milliards de shillings pour soutenir la mission, mais ne sont pas disposés à déployer leurs forces de sécurité.

Aukot affirme que le Kenya est déjà confronté à divers problèmes de sécurité, comme le meurtre de membres de la communauté Kikuyu dans le comté de Lamu, qui, selon lui, devrait plutôt donner lieu au déploiement d’officiers.

Il affirme qu’il n’existe aucune loi ou traité que le Kenya ait ratifié par le Parlement autorisant le déploiement de policiers en Haïti ou ailleurs.

Ce 16 novembre 2023 est la date fixée par la Haute Cour du Kenya pour entendre les plaignants et le gouvernement du Kenya sur la question.

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