La correspondance de Mirlande Hyppolite Manigat, présidente du Haut Conseil de la Transition (HCT), a permis de comprendre le niveau d’insensibilité du Premier ministre de facto, le Dr. Ariel Henry, dans l’affaire liée à l’enlèvement de l’ancien ministre Anthony Virginie Saint-Pierre. Cependant, cette révélation ne semble pas avoir suscité une grande inquiétude chez le chef du gouvernement.
Après 13 jours de captivité, le secrétaire général du HCT, Anthony Virginie Saint-Pierre, a finalement recouvré sa liberté des mains de ses ravisseurs le mardi 31 octobre, comme l’a confirmé la présidente de la structure, Mirlande Hyppolite Manigat. Lors d’une interview accordée le mercredi 1er novembre à la radio Kiskeya, la constitutionnaliste a évoqué une rançon de 2 millions de dollars américains exigée par les ravisseurs pour la libération d’Anthony Virginie Saint-Pierre.
Les conditions de sa libération n’ont pas été clairement établies, selon l’ancienne candidate à la présidence. Mirlande Hyppolite Manigat a mentionné des négociations engagées par les proches d’Anthony Virginie Saint-Pierre pour faciliter sa libération. De plus, elle a exprimé sa prudence quant à l’implication directe des membres du gouvernement de facto dans les pourparlers, en raison de la délicatesse du dossier qui nécessite un traitement discret.
En ce qui concerne la correspondance adressée au chef du gouvernement, le Dr. Ariel Henry, dans laquelle elle le blâme pour son indifférence envers le sort d’un membre d’une structure qu’il a lui-même créée, Mirlande Manigat a affirmé que le texte n’était pas destiné au grand public. Elle a assumé le contenu du document tout en niant son caractère publicitaire.
Anthony Virginie Saint-Pierre, enlevé le 18 octobre dernier à Turgeau par des hommes en uniforme de la police, a été libéré le 31 octobre par ses ravisseurs.
Hervé Noël vevenoel@gmail.com

