A quel jeu se livrent les deux compères Luis Abinader et Ariel Henry avec le destin de la jeunesse haitienne?
Juste après la décision ce lundi du premier ministre de facto d’Haïti de suspendre sans aucun préavis les vols charters entre Haïti et le Nicaragua, la République Dominicaine a annoncé une nouvelle surprenante.
La Junta de Aviación Civil (JAC), en effet, a annoncé la levée immédiate des restrictions concernant les opérations aériennes de passagers et de fret en provenance et à destination de la République d’Haïti en raison de la fermeture de la frontière.
Le gouvernement de Luis Abinader semble se frotter les mains dans la perspective de recueillir cette manne providentielle, avec des centaines de milliers de jeunes qui sont prêts à tout donner pour fuir l’enfer créé par les Tet Kale I, II, III.
Selon les données de suivi des vols et des experts de la région, plus de 260 vols charters transportant des migrants en provenance d’Haïti ont atterri au Nicaragua au cours des derniers mois.
De nombreux migrants cherchent à atteindre les États-Unis en empruntant la « route du Mexique », un périple complexe impliquant la traversée de plusieurs pays et frontières.
Une caractéristique notable de cette route est le passage par le Nicaragua pour éviter la dangereuse forêt du Darién, située entre la Colombie et le Panama, où de nombreux migrants perdent la vie chaque année en n’atteignant pas la terre promise lors de leur voyage.
Le Nicaragua est donc devenu une voie de transit majeure pour les Cubains et les Haïtiens en quête du « rêve américain », avec la République dominicaine servant souvent d’escale incontournable pour ces voyageurs.

