Alors que la violence des gangs ne cesse de s’amplifier en Haïti, le directeur de la police du pays, Frantz Elbé, espère que l’arrivée de la force multinationale approuvée par l’ONU pourra aider à lutter plus efficacement contre la terreur généralisée imposée par ces bandes fortement armées.
Après un an d’attente, le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son feu vert début octobre à une mission internationale d’un millier d’hommes dirigée par le Kenya dans ce pays des Caraïbes. Haïti, en proie à une profonde crise économique, sécuritaire et politique depuis des années, est largement sous le contrôle des gangs, et la situation s’est aggravée après l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021.
Frantz Elbé, directeur de la Police nationale d’Haïti (PNH), souligne que la PNH n’a pas été créée pour faire face à la guérilla urbaine des gangs armés criminels.
Actuellement, la police doit faire face à plusieurs foyers de gangs disposant d’un arsenal de guerre, de connexions avec des réseaux mafieux et criminels transnationaux et de grands moyens financiers. Selon lui, l’arrivée d’une force multinationale spécialisée pourrait accompagner la PNH dans les opérations de démantèlement des gangs armés.
Cette force pourra également transférer technologie et équipement à la PNH après la fin de sa mission. Malgré cette initiative approuvée par l’ONU, le projet suscite le débat et des critiques au Kenya. Un tribunal kényan saisi par l’opposition a temporairement suspendu le projet d’envoi de policiers en Haïti ou dans tout autre pays jusqu’au 24 octobre.

