Six détenus colombiens, inculpés pour l’assassinat du candidat centriste à la présidentielle de l’Équateur, Fernando Villavicencio, le 9 août, ont été tués lors de troubles survenus dans la prison de Guayas 1 à Guayaquil. Les autorités équatoriennes ont confirmé que les détenus étaient de nationalité colombienne et faisaient l’objet d’accusations liées à l’assassinat de Villavicencio, un ancien journaliste et l’un des favoris pour le premier tour de l’élection présidentielle.
Le président équatorien, Guillermo Lasso, a annoncé son retour d’urgence en Équateur depuis New York et a convoqué une réunion des hauts responsables de la sécurité pour faire face à la situation. Il a promis que la vérité sur cet incident serait établie.
L’assassinat de Fernando Villavicencio avait eu lieu lors d’un rassemblement de campagne à Quito, 11 jours avant le scrutin présidentiel. Un commando de tueurs à gages l’avait abattu, et plusieurs personnes avaient été arrêtées dans le cadre de l’enquête qui avait suivi.
La prison de Guayas 1, où se sont produits les troubles, est située dans un complexe pénitentiaire à Guayaquil et a été le théâtre de violences meurtrières récurrentes ces dernières années, en grande partie liées aux luttes d’influence entre groupes de narcotrafiquants.
L’Équateur, situé entre la Colombie et le Pérou, a vu son taux d’homicides augmenter considérablement ces dernières années en raison du crime organisé et du narcotrafic, passant de 26 pour 100 000 habitants en 2018 à un record de 26 pour 100 000 habitants en 2022. Les experts estiment que ce taux pourrait atteindre 40 pour 100 000 habitants en 2023.

