New York, mercredi 20 septembre 2023 ((rezonodwes.com))-Lors de leur rencontre à New York mardi, les Présidents Luis Abinader de la République Dominicaine et William Ruto du Kenya ont fait une annonce d’une importance capitale concernant la situation en Haïti, pays livré à la violence « programmée » des gangs en toute impunité.
« La République dominicaine a accepté d’apporter son soutien à la mission de sécurité proposée par les Nations Unies en Haïti, qui sera dirigée par le Kenya« , rapporte le quotidien de Nairobi, Star, de sources diplomatiques.
Le Président Ruto a déclaré : « Nous sommes résolus à œuvrer ensemble pour ramener la paix et la stabilité en Haïti. La République dominicaine, reconnaissante, établira une mission à Nairobi. »
Le Président dominicain, Luis Abinader, pourrait-il utiliser la présence des troupes kényanes en Haïti pour résoudre la crise de « sa » Rivière Massacre comme il prétend et enfin empêcher de force la construction d’un canal d’irrigation en cours? Les aspirations dominicaines à une possible occupation du territoire d’Haïti à travers le Kenya, un pays lui-même confronté à de graves problèmes internes de sécurité, se dessinent-elles à l’horizon?
La collaboration entre les capitales de Santo Domingo et de Nairobi, bien plus prononcée que celle entre les maitres de Port-au-Prince et les dirigeants légitimes de ce pays africain, suscite des interrogations fascinantes quant aux conséquences politiques et stratégiques de cette alliance contre-nature inattendue. Cela se déroule particulièrement au cœur d’une crise frontalière, où le président Luis Abinader, en dépit du traité de février 1929, semble déterminé à revendiquer la Rivière du Massacre comme sienne.
Il est important de noter qu’Haïti, avec un gouvernement en fonction mais manifestement sans direction ni gestion effective, n’a pas encore exprimé sa position concernant l’amitié entre la République dominicaine et le Kenya. Mercredi, à Port-au-Prince, les autorités se sont contentées de rendre hommage au Père de l’Indépendance nationale, tandis qu’elles s’écartent considérablement des principes de Dessalines en ne prévoyant en aucune circonstance une occupation étrangère de leur territoire.

