La marche citoyenne, partie de la Place Boyer à Pétion-Ville pour terminer sa course devant le Bureau intégré des Nations-Unies en Haïti à Juvénat a réuni des anciens fonctionnaires de l’État, des activistes politiques et des Jovenélistes. Ils entendaient dénoncer le comportement insouciant du premier ministre de facto, Dr Ariel Henry et exiger le retrait de l’occupation militaire d’Haïti.
Des participants de la marche ont eu recours à des stratégies connues des mouvements populaires pour faire écho à leurs revendications. Une large banderole flanquée de slogans hostiles au pouvoir guidait la manifestation. Parallèlement, des pneus enflammés ont été dressés sur la chaussée, mettant à mal la circulation automobile dans plusieurs axes de Pétion-Ville.
Le dirigeant du Front national des organisations pour une Haïti stable et démocratique (FRONORHSD), Rosemond Jean croit dur comme fer que les forces nationales peuvent combattre les gangs qui sèment la terreur et ramener la paix dans le pays. La Police nationale d’Haïti (PNH), les Forces Armées d’Haïti (FAd’H) sont à même de faire échec à l’insécurité, il suffit de doter les deux corps armés de moyens suffisants afin de mettre fin au règne du banditisme et de la criminalité, soutient l’activiste politique.
L’ancien secrétaire d’État à l’alphabétisation de Jovenel Moise, l’ancien candidat à la Députation pour la Circonscription des Gonaïves, Hervé Saintilus, est sans équivoque en ce qui concerne l’implication avérée du chef de la Primature dans l’assassinat du 58ème Président haïtien le 7 juillet 2021. Selon lui, Ariel Henry doit être traqué et jugé, tout en appelant les réserves progressistes, les symboles du militantisme en Haïti à s’embarquer dans la mobilisation afin de forcer le neurochirurgien à la démission.
À Juvénat, non loin du quartier général du BINUH, des agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) ont établi un cordon de sécurité et limité le périmètre d’accès au site. Le message final, initialement programmé devant les locaux du BINUH, n’a pas pu être délivré. Les initiateurs invitent la population à participer le 15 septembre à la deuxième journée de mobilisation contre « l’agenda macabre de l’international pour Haïti ».
Hervé Noel

