L’assassinat du professeur de Physique et des Mathématiques, Solon Fortunat, est une perte colossale pour l’Université d’État d’Haïti (UEH), ont réagi des professeurs de l’École normale supérieure (ENS), de la Faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire (FAMV), de la Faculté des Sciences (FDS), de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP).
Selon une note de l’Association des professeurs de l’UEH, (APUEH), le professeur Solon Fortunat est tombé « dans la confusion sous des balles croisées lors des affrontements de la Police avec des bandits ». La victime, un éminent chercheur dévoué à la cause estudiantine, a marqué le milieu universitaire par son engagement à promouvoir la recherche scientifique.
En réaction, le professeur Edgard Étienne qualifie ce départ tragique comme une perte incommensurable pour la communauté universitaire. Le membre du conseil de direction de la Faculté des sciences (FDS) se dit également consterné par le niveau de violence armée qui sévit en Haïti et qui vise des compétences rares.
L’assassinat ce jeudi 7 septembre à Carrefour-Péan du professeur Solon Fortunat est une perte colossale pour l’École normale supérieure (ENS), une institution que la victime a prêté ses services pendant plus de 30 ans. Pour le directeur des affaires académiques de l’ENS, le Dr Odonel Pierre-Louis, le professeur Fortunat se distinguait par sa curiosité, sons sens aiguisé de la recherche et son esprit de sacrifice.
Le doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP), le Dr Bernard Pierre évoque le départ tragique du professeur Solon Fortunat comme une perte gratuite pour le secteur de l’enseignement supérieur, le pays en général qui se retrouve sur une pente dangereuse. Il déplore la mort brutale des éminences grises dans des conditions regrettables.
D’autres réactions dont celle du professeur Georges Eddy Lucien campent un personnage exemplaire, un modèle pour les jeunes universitaires, fauché par la cruauté des bandits. Le professeur d’histoire et de géographie se dit peiné par la terreur instaurée par les gangs qui obligent d’autres socioprofessionnels à fuir le pays.
Hervé Noel

