L’équipe de sécurité kenyane rentre de sa mission d’évaluation en Haïti et prévoit d’informer le président William Ruto de ses conclusions ainsi que des parlementaires, ce qui est contraire en Haïti ou un seul homme décide tout alors qu’il est dépourvu de légitimité.
Lundi 28 aout 2023 ((rezonodwes.com))—Une équipe de sécurité kenyane en mission d’évaluation en Haïti est rentrée dans le pays dimanche, avant une série de réunions prévues avec les autorités.
L’équipe prévoit d’informer le président William Ruto de ses conclusions avant qu’une décision ne soit prise sur la marche à suivre, ont indiqué des sources.
Elle rencontrera également des équipes parlementaires, qui devront jouer un rôle au cas où il serait décidé d’envoyer la police en Haïti.
Une série d’événements sont prévus si la décision est prise d’envoyer la police pour combattre la violence des gangs qui a ravagé Haiti, un pays qui n’est ni dirigé ni administré.
Il s’agit notamment d’identifier l’équipe à recruter, de la former, de l’équiper, de la financer et de l’envoyer en Haïti.
Lors de sa visite en Haïti, l’équipe a rencontré le Premier ministre Ariel Henry, des membres de son gouvernement et des dirigeants du Conseil supérieur de la transition (CST).
Cette visite précède le déploiement prévu de 1 000 policiers kenyans pour lutter contre la violence des gangs qui a ravagé la nation caribéenne.
Le Kenya dirigera une force de police internationale dont la mission commencera probablement dans un mois.
La délégation était en Haïti jusqu’à mercredi pour comprendre la dégradation de la sécurité du pays.
La délégation a également rendu visite aux hauts responsables de la police nationale haïtienne (PNH) pour une séance de travail sur la situation sécuritaire et les faiblesses de l’agence, ont déclaré les responsables.
Cette force est destinée à aider les services de police haïtiens qui manquent de personnel et de ressources, avec seulement 10 000 agents pour plus de 11 millions d’habitants.
« Nous sommes ici pour évaluer les besoins de la police nationale d’Haïti, mieux comprendre la situation et faire de notre mieux pour aider le peuple haïtien », a déclaré George Orina, un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères.
L’inspecteur général adjoint de la police administrative, Noor Gabow, dirigeait l’équipe.
Avant d’arriver en Haïti dimanche, la délégation kenyane a rencontré à New York des pays et des groupes qui tentent de décider de la meilleure façon d’aider Haïti.
Entre le 1er janvier et le 15 août, plus de 2 400 personnes ont été tuées, plus de 950 ont été enlevées et 902 ont été blessées, selon les statistiques les plus récentes des Nations Unies.
Les responsables kenyans ont déclaré que les pays qu’ils ont rencontrés comprennent « les exigences haïtiennes et le besoin urgent de mettre fin à une situation qui paralyse le fonctionnement du pays et met en danger l’avenir de ses citoyens ».
Le gouvernement de M. Henry a demandé pour la première fois une assistance internationale en matière de sécurité en octobre dernier, mais malgré les appels répétés des Nations unies, l’appel est resté sans réponse jusqu’à ce que le Kenya se déclare prêt à diriger une telle force le mois dernier.
Source: Kenyan security team returns from Haiti assessment mission (the-star.co.ke)

