10 octobre 2026
Insécurité : Des munitions réclamées pour libérer 3 footballeurs kidnappés à Croix-Périsse
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Insécurité : Des munitions réclamées pour libérer 3 footballeurs kidnappés à Croix-Périsse

Doit-on questionner l’indifférence des leaders des foyers de résistance politique de Raboto, de Descahos, de Jubilé Blanc face au drame quotidien des usagers de la route nationale numéro 1, à hauteur de Croix-Périsse? Le gang des « Kokorat san ras » peut-il être considéré comme un allié d’une frange politique aux Gonaives?

Trois footballeurs engagés dans le championnat de vacances d’été de Mondialito aux Gonaives ont été enlevés samedi à Croix-Périsse par le gang des « Kokorat san ras ». L’acte s’est produit au départ d’un véhicule blindé de la Police nationale d’Haïti (PNH) préposé dans l’entrée Sud des Gonaives. Selon la version d’un dirigeant d’un club de football évoluant dans la Cité de l’Indépendance, les bandits ont profité du momentum pour occuper une partie du tronçon, enlever des citoyens, rançonner des automobilistes.

Peterson Revange (Don Bosco), Jean Gardy Innocent (Baltimore de Saint-Marc) et Wendy St-Juste (Ex-joueur de Tempête ) ont été conduits dans un lieu de séquestration à Croix-Périsse. Les ravisseurs ont réclamé des munitions en échange de la libération des victimes, rapporte un dirigeant de La Terreur Football Club, formation sportive qui a engagé les joueurs.

Entre-temps, des contacts ont été établis entre les kidnappeurs et des dirigeants sportifs aux Gonaives afin de faciliter la remise en libérte des otages. On apprend que le jeune Wendy a été autorisé à partir et les deux autres otages ont du négocier leur libération.

Un membre de l’équipe La Terreur Football Club confirme la proposition avancée par le gang des « Kokorat san ras » à la suite du rapt, mais concède sur le fait qu’il serait impossible de fournir des munitions aux criminels. Une entente a été trouvée afin de payer une somme équivalente à une caisse de munitions, confie la source.

Depuis près d’un an, le gang des « Kokorat san ras » impose sa loi dans la localité de Croix-Périsse à l’Estère pour normaliser des actes d’assassinat, d’enlèvement et sequestration contre rançon. Cette réalité impacte négativement la situation socio-économique du chef-lieu de l’Artibonite en raison des defis d’approvisionnement rencontrés par plusieurs secteurs commerciaux de la ville. Des leaders d’organisation de base des quartiers de Raboto, Descahos, Jubilé toujours en première ligne dans les mouvements politiques s’affichent indifférents face à la dictature du gang des « Kokorat san ras ». Une position à questionner, selon des observateurs.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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