10 octobre 2026
Hommage à Liliane Pierre Paul : Proposition d’un pavillon de Maîtrise en Journalisme à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) portant son nom
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Hommage à Liliane Pierre Paul : Proposition d’un pavillon de Maîtrise en Journalisme à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) portant son nom

Hommage à Liliane Pierre Paul : Proposition d’un pavillon de Maîtrise en Journalisme à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) portant son nom 

Dresser un pavillon de maîtrise en journalisme portant le nom de Liliane Pierre Paul à la FASCH participe de la nécessité de construire et de circonscrire la presse haïtienne dans une nouvelle dynamique. Il est venu le temps de bannir la bêtise s’il est vrai que l’on veut faire pays. La véhémente plaidoirie pour une nouvelle Haïti tenue par Liliane Pierre Paul tout au long de son périple professionnel devrait inspirer ceux et celles qui choisissent le métier de journalisme. Au-delà du journalisme, tout domaine qui vise l’inclusion, la justice sociale et le développement. 

L’état des lieux de la Presse

L’état des lieux de la Presse aujourd’hui n’est pas des plus reluisants ; tout le monde le sait mais le dit tout bas. La Presse haïtienne va très mal. Dans le cadre d’une émission spéciale que j’ai réalisée le 3 mai dernier, j’ai interviewé environ dix (10) Journalistes, dont Norluck Dorange, Marie Raphaël Pierre, Ralph Thomassaint, Webster Corneille, Jacques Desrosiers, Jean Venel Casséus, etc. Le constat est que, dans l’ensemble, la Presse est malade de changement, de grand changement sauf qu’on en est conscient, on le dit, mais après, on s’en fout ! En tout cas, aucun pays ne peut bouger avec des Patrons de Presse qui offrent le micro aux plus offrants et avec autant de stations de radio (800) sur la bande FM. Un désastre ! 

Dans une pareille situation, on ne peut bouger d’un cran. Ni société, ni institution, ni économie, ni famille encore moins pays. Pour sortir, il faut vraiment le vouloir, il faut avoir la capacité des idées nouvelles et les implémenter. Ce constat requiert des actions vers un changement de tendance. Pour donner l’exemple, voici ce que je propose dans ce texte que je veux être l’hommage le plus vibrant à Liliane Pierre Paul : un pavillon de Maitrise en Journalisme à la Faculté des Sciences Humaines. 

Colliger les informations

Le savoir expert se trouve d’abord à la Faculté des Sciences Humaines et dans tous les hauts lieux de ce qui reste de l’intelligentsia haïtienne en Haïti et à l’étranger. Du train que ça va dans ce monde moderne où la communication et le traitement des informations sont essentiels pour la bonne marche des sociétés, un niveau d’enseignement de Maîtrise en journalisme y apporterait une importante contribution. La FASCH, qui est déjà dédié à préparer des étudiants en communication, s’avère approprié pour recevoir un tel pavillon. 

De l’intracohésion et de l’infracohésion

Il nous faut nous assurer d’un minimum d’entente sur cette question qui est, en un sens, une politique publique émanant de citoyens ou d’un groupe de la société. À ce niveau, il faut aussi que toutes les institutions impliquées puissent s’entendre sur la nécessité de créer ce pavillon à la FASCH (L’ANMH, l’AMIH, la FASCH, le Rectorat de l’UEH, le secteur privé, enfin s’il se décide à faire un peu de bien au pays).

Un projet pilote

Je caresse cette idée depuis longtemps déjà mais je n’avais pas encore de nom pour ce pavillon. J’en avais parlé à Monsieur Patrick Moussignac qui m’avait demandé d’entrer en contact avec les Responsables de la FASCH, mais je n’avais pas eu le temps de poursuivre avec l’initiative. Je souhaite qu’il demeure dans la même disposition. 

Il est dit que des politiciens ont défilé pour rendre hommage à la grande Dame, il y a eu aussi des hommes d’affaires m’a-t-on dit, des intellectuels et des intellocrates aussi et je le dis sans doute que les associations de toutes sortes étaient là. Mais qu’est-ce qu’il faut pour avancer ?  Pour avancer, nous avons besoin de nous regarder en face et de nous rendre compte que nous sommes sales, laids, et misérables pour nous décider de changer de paradigmes, faire autrement, sinon nous allons tous mourir comme disait Délira dans ses délires.

Chère Liliane, être insultée par un Président de la République est une douleur lourde à porter, et je suis fier de t’avoir offert mon dos ainsi que de toutes les épaules qui étaient venues t’aider à terrasser le mal du siècle qui est la bêtise au plus haut sommet de l’État. Désormais, à chaque heure, une fleur luira dans le soleil d’Haïti, elle s’appelle *Fleur quatre heures, Flè katrè!

Pour te rendre ce dernier hommage, voilà ce Pavillon de maitrise en journalisme à la Faculté des Sciences Humaines offert par mes idées de simple citoyen pour former des fils, faire le débat et où se tiendra l’assemblée générale des Gouverneurs de la rosée ! 

Merci de saluer Manuel et de bien vouloir lui dire que les choses ont empiré et qu’il faut absolument mieux se préparer. 

C’est aujourd’hui tes funérailles, je te dis merci. J’ai préparé de l’encens au plus haut grade. J’ai réuni tous les Lakou et les frères et sœurs de toutes les loges pour te chanter. Sur les colonnes, les vallées et les camps, on attend seulement le jasmin du soir pour saluer ton entrée dans l’éternité *

Ériger un Pavillon de maîtrise Liliane Pierre Paul à la FASCH émane de la perspective d’une autre Presse et d’une autre façon de faire la Presse. Puissent les entités concernées s’accorder à lancer ce noble projet à titre d’hommage bien mérité à un esprit médiatique magnanime qui s’est distingué pendant plusieurs décennies par son courage, sa passion et son éthique professionnelle. 

Yves Lafortune

yvlafortune@gmail.com

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