Appel à la mobilisation massive du secteur transport terrestre haïtien pour une baisse des prix des produits pétroliers en Haïti
Mercredi 26 juillet 2023 ((rezonodwes.com))–
Les principaux syndicats du secteur transport terrestre en Haïti ont annoncé une action de grande envergure : une grève de trois jours, prévue les 31 juillet, 1er et 2 août 2023. Leur principale revendication est une baisse significative des prix des produits pétroliers sur le territoire. Ils invitent également d’autres secteurs et l’ensemble de la population à se joindre à leur mouvement de protestation.
Cette décision découle d’une situation économique difficile qui frappe de plein fouet les chauffeurs et les entreprises de transport en Haïti. Depuis un certain temps, la flambée des prix du pétrole a fortement impacté leur activité quotidienne, entraînant une augmentation des coûts d’exploitation et mettant en péril leur viabilité financière. Face à cette crise grandissante, les syndicats du secteur ont jugé nécessaire de se mobiliser pour faire pression sur le gouvernement et exiger des mesures concrètes et immédiates.
Les conséquences de la hausse des prix du pétrole se répercutent non seulement sur les chauffeurs et les propriétaires d’entreprises de transport, mais aussi sur l’ensemble de la population haïtienne. En effet, le transport terrestre constitue le principal moyen de déplacement pour la majorité des citoyens, notamment dans les zones rurales où les infrastructures de transport en commun sont limitées.
Par cette grève de trois jours, les syndicats entendent démontrer l’urgence d’une réponse gouvernementale face à la crise du carburant. Ils appellent à une baisse substantielle des prix des produits pétroliers afin de soulager la pression financière qui pèse sur le secteur du transport terrestre et d’alléger le fardeau économique qui pèse sur l’ensemble de la population haïtienne.
Cette mobilisation ne veut surtout pas se limiter uniquement au secteur du transport terrestre. Les syndicats encouragent tous les autres secteurs économiques et les citoyens à se joindre à leur mouvement afin de démontrer une solidarité nationale et d’accentuer la pression sur les autorités. Si cette action parvient à fédérer une large adhésion, elle pourrait constituer un signal fort pour le gouvernement, l’incitant à prendre des mesures rapides pour faire face à la crise pétrolière et apporter des solutions concrètes pour soulager la population.
Entre-temps, l’Association des Professionnels du Pétrole évoque la possibilité d’un arrêt de l’approvisionnement des stations-services en raison des activités des gangs. Ces bandits réclament 200,000 gourdes pour favoriser la sortie des camions-citernes, 800.000 gourdes par flotte de véhicules et 15 gallons d’essence pour accéder au Terminal Varreux.

