Diminution de 40% du prix de l’essence : ultimatum de 3 jours lancé au gouvernement par les organisations syndicales
par Hervé Noel
Les différents responsables d’organisations syndicales regroupés au sein de l’APCH, FTGNH, FUTRAH et FOSAH évoluant dans le secteur du transport en commun brandissent la loi du 9 mars 1995 pour inviter le gouvernement de facto à ajuster le prix de l’essence conformément à la baisse constatée sur le marché international.
Mercredi 19 juillet 2023 ((rezonodwes.com))–
Le Premier ministre de facto, le Dr Ariel Henry et son équipe disposent de 3 jours pour diminuer jusqu’à 40% le prix des produits pétroliers à la pompe. Réunis en conférence de presse, mardi à Bois-Verna, les syndicalistes rappellent au pouvoir l’obligation de prendre en compte la loi du 9 mars 1995 qui fait obligation à l’État d’ajuster le prix du carburant au regard des différents mouvements sur le marché international.
La diminution insignifiante opérée sur le marché local s’apparente à une provocation de l’équipe de facto dans un contexte où le carburant chute considérablement dans les transactions internationales. Pour le président de l’Association des propriétaires et chauffeurs d’Haïti (APCH), Méhu Changeux, cette mesure de procéder à une faible réduction du prix de l’essence peut être assimilé à un simulacre. Le responsable de l’APCH minimise la décision.
Position similaire exprimée par le responsable de la FTGNH, Marcelin Jean-Philippe à propos des derniers ajustements apportés au carburant. Il exige le retrait de la mesure avant les prochaines 72 heures. D’autres voix comme celle de Montès Joseph et Jacques Anderson Desroches dénoncent la violation des dispositions de la loi du 9 mars 1995. Ils appellent à une mobilisation nationale au cas où le gouvernement de facto aurait refusé de se conformer.
L’application du projet de subvention ciblée, la solution à l’insécurité afin de combattre les cas d’enlèvement et séquestration contre rançon figurent parmi les revendications exprimées par les syndicalistes. Ils dénoncent le grand banditisme qui règne sur les routes.
À rappeler que le gallon de la gazoline qui se vendait à 570 gourdes est passée à 560 gourdes, le diesel est fixé désormais à 620 gourdes au lieu de 670 gourdes et le kérosène passe de 665 gourdes à 615 gourdes.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

