Le CASEC de Petit Hauwas accusé de violence par les agents de BSAP qui l’auraient maltraité : une situation tendue à Bas-Limbé
Bas-Limbé, une commune du Nord d’Haïti, a été le théâtre de violentes tensions dans la nuit du 13 au 14 juillet. Des citoyens en colère ont démantelé la barrière du Commissariat de police, mettant le feu à deux motos et une voiture appartenant à des agents de la Brigade de Surveillance des Aires Protégées (BSAP).
Les tensions ont éclaté suite à l’arrestation et la maltraitance présumée du CASEC de Petit Hauwas, Wilson Mathieu, par le Maire Georges Berthol et des agents de la BSAP.
Wilson Mathieu, surnommé « Ti Sòn », a accusé le Maire et les agents de la BSAP d’avoir comploté pour l’assassiner. Selon lui, des agents cagoulés de la BSAP l’ont battu devant sa famille et ont tenté de le conduire dans une zone isolée avec une pelle et une pioche dans leur véhicule. Il a été sauvé grâce à l’intervention de la population locale qui l’a retrouvé et ramené chez lui.
Cependant, Gérald JOSEPH, porte-parole de la BSAP, a contesté la version des faits de Ti Sòn. Selon lui, le Maire n’était pas présent lors de l’altercation, et les agents ont conduit Ti Sòn au commissariat, pas dans une zone isolée. JOSEPH a également demandé à Ti Sòn et au Maire de rembourser les véhicules incendiés, accusant le juge de paix de Bas-Limbé d’avoir incité la population à commettre cet acte de vandalisme.
L’affaire a suscité une vive réaction de la part du Parti Fusion, sous l’égide duquel Wilson Mathieu a été élu. La vice-présidente du parti, Dieulamène Sénord JEANTY, a condamné les violences présumées contre Ti Sòn et a demandé que justice soit faite. Selon elle, tous ceux impliqués directement ou indirectement dans l’incident devraient être arrêtés, jugés et condamnés.
Ce dossier soulève des questions sur la conduite des forces de l’ordre en Haïti, notamment la BSAP, et sur la tension politique qui règne dans la commune de Bas-Limbé. La situation reste tendue, et les résidents attendent avec impatience une résolution et une enquête approfondie sur les allégations de violence et de complot.
Guyno Duverné
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