31 décembre 2025
Deux ans après l’assassinat de Jovenel Moïse : les familles des 17 mercenaires colombiens en appellent au gouvernement de Bogota
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Deux ans après l’assassinat de Jovenel Moïse : les familles des 17 mercenaires colombiens en appellent au gouvernement de Bogota

Samedi 8 juillet 2023 ((rezonodwes.com))–Vendredi 7 juillet 2023, deux ans jour pour jour après l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, des manifestations ont éclaté à Bogota. Les familles des 17 ex-militaires colombiens – appelés mercenaires – incarcérés au Pénitencier national d’Haïti, accusés du meurtre de Moïse, réclament justice pour leurs proches.

« Nos proches sont en otage, nous ne savons même pas s’ils sont encore en vie », a déclaré une femme dans la foule. Selon les familles, les ex-militaires ont été emprisonnés depuis deux ans sans avoir été présentés à un juge.

Les 17 hommes sont accusés d’être les mercenaires qui ont assassiné l’ancien président Jovenel Moise dont le mandat était arrivé à terme le 7 février 2021. Cependant, ils prétendent avoir été embauchés par une entreprise américaine, CTU, pour fournir des services de sécurité à Emmanuel Sanon, un opposant à Moïse.

Les familles soutiennent que ces hommes ont été piégés et livrés à la police haïtienne par la même société qui les a employés. Malgré cela, aucune de ces affirmations n’a été vérifiée par une autorité judiciaire en Haïti.

Les familles des détenus ont organisé un sit-in à la Plaza de Bolívar jeudi et vendredi dernier, appelant le gouvernement colombien à intervenir. Leurs demandes sont les suivantes : un tribunal alternatif dans un pays neutre pour juger les hommes, l’autorisation pour certains membres de la famille de se rendre en Haïti pour visiter les détenus, et un soutien juridique en Haïti.

Ces deux années ont été un cauchemar pour les familles des détenus. SEMANA a recueilli des témoignages de mères, d’épouses et de sœurs de ces hommes.

Sandra Carolina Bonilla, épouse du soldat professionnel Ángel Mario Yarce, a partagé la difficulté de subvenir aux besoins de sa famille tout en essayant d’aider son mari. Milena Carmona, épouse du sous-lieutenant Jheyner Alberto Carmona Florez, a expliqué qu’ils n’ont aucune communication avec les détenus et qu’ils ne savent même pas s’ils sont encore en vie.

L’histoire se répète pour chaque famille : dépaysement, incertitude et un sentiment croissant de désespoir. Malgré cela, les familles restent déterminées à faire entendre leur cause, appelant le gouvernement colombien à intervenir et à aider à garantir un procès juste pour ces hommes.

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