12 octobre 2026
Haïti | Réunion jeudi du Conseil de Sécurité – Blinken déclare mercredi « plus que nécessaire une force multinationale » ; Ariel Henry s’en réjouit une nième fois
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Haïti | Réunion jeudi du Conseil de Sécurité – Blinken déclare mercredi « plus que nécessaire une force multinationale » ; Ariel Henry s’en réjouit une nième fois

Jeudi 6 juillet 2023 (9rezonodwes.com))– 

Alors même qu’on continue de militer pour un consensus politique “large”, dit-on, pour avancer vers des “élections crédibles et honnêtes”, la communauté internationale continue de pousser vers l’avant l’agenda de Ariel Henry demandant unilatéralement l’occupation de son pays sans être un représentant légitime, légal et constitutionnel.

Mercredi à Trinidad, en présence du Premier ministre de facto, Dr. Ariel Henry, laissant derrière un pays ravagé par la violence “programmée” des gangs pro-pouvoir et rivaux, selon de nombreux observateurs de droits humains, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken a déclaré mercredi qu’une force multinationale était nécessaire pour aider la police nationale d’Haïti à rétablir l’ordre, faisant ainsi écho aux récents appels lancés par les responsables des Nations unies qui mettent en garde contre l’aggravation de l’insécurité dans le pays.

M. Blinken a brièvement évoqué Haïti et d’autres questions lors d’une visite d’une journée à Trinité-et-Tobago, qui accueillait une conférence de trois jours organisée par le bloc commercial des 15 membres des Caraïbes, connu sous le nom de Caricom.

Les dirigeants des Caraïbes se sont réunis régulièrement pour discuter de la situation en Haïti. Le président du Caricom et premier ministre de la Dominique, Roosevelt Skerrit, a indiqué que le groupe soutenait les solutions proposées par les Haïtiens, mais il a également appelé les États-Unis à l’aide.

« Ce n’est un secret pour personne, monsieur le secrétaire d’État, que les États-Unis devront jouer un rôle crucial », a-t-il déclaré en présentant M. Blinken le dernier jour de la conférence.

M. Blinken s’est exprimé un jour avant que le Conseil de sécurité de l’ONU ne se réunisse pour parler d’Haïti, alors que la pression sur la communauté internationale pour déployer une force armée étrangère, comme l’a demandé le Premier ministre illégitime Ariel Henry en octobre, est de plus en plus forte.

Jusqu’à présent, le Conseil n’a approuvé que des sanctions à l’encontre de membres de gangs et de personnalités connues pour leur soutien aux gangs qui contrôlent aujourd’hui environ 80 % de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, où les meurtres, les viols et les enlèvements se sont multipliés.

La police nationale d’Haïti est sous-financée et manque de ressources pour lutter contre la flambée de violence, avec seulement 13 000 agents en service actif pour un pays de plus de 11 millions d’habitants. Certains Haïtiens, fatigués et frustrés par la violence, ont embrassé un soulèvement violent visant à tuer les membres présumés de gangs.

Les forces de police du pays, en sous-effectif, ont désespérément besoin de 1 000 à 2 000 experts policiers internationaux formés à la lutte contre les gangs armés, a déclaré mercredi l’expert indépendant des Nations Unies pour Haïti, William O’Neill.

M. O’Neill, qui travaille sur Haïti depuis plus de 30 ans, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Je n’ai jamais vu la situation aussi mauvaise qu’aujourd’hui ».

Lien pour assister à la réunion du Conseil de Sécurité https://media.un.org/en/asset/k1e/k1edf2kx8y

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