13 octobre 2026
Lettre au président de la Caricom
Actualités Société

Lettre au président de la Caricom

Port-au-Prince le 06 Juin 2023

Réunion à la Jamaïque du 11 au 13 juin 2023

de la Communauté Caribéenne /CARICOM sur Haïti :

L’urgence d’une grande vision caribéenne décolonisée

Monsieur Philip Brave DAVIS Président

Conférence des Chefs de Gouvernement

CARICOM

Monsieur  le Président de la Conférence,

Nous  accusons réception de votre correspondance et tenons à vous remercier de nous avoir invité  à participer à ce  sommet  sur  la  crise  haïtienne  prévu  du  11  au  13 juin en  cours.  Nous  félicitons  la  CARICOM  en  tant  que communauté dont Haïti est membre, d’avoir manifesté la volonté d’apporter sa contribution dans la recherche d’une  solution  à  la  crise  multidimensionnelle  sévère  cyniquement  entretenue  qui  risque  de  basculer  ou d’enfoncer notre pays dans le chaos total.

Permettez-nous  de  formuler,  en  la  circonstance,  quelques  remarques  générales  et certaines  réserves  relatives particulièrement aux conditions minimales à réunir en vue de garantir la réussite d’une telle initiative, réserves résultant d’un constat d’une certaine inadéquation entre l’objectif visé et la manière de procéder. En effet,  outre quelques  réserves,  cette  réunion  sur  Haïti  à  la  Jamaïque  suscite  un  ensemble  de  considérations  pertinentes Soulignons, tour à tour :

1- L’ADMISSION D’HAITI COMME ETAT-MEMBRE DE LA CARICOM

La CARICOM a vu le jour le 4 juillet 1973 à travers le Traité de Chaguaramas et Haïti a intégré l’organisation caribéenne comme membre provisoire le 4 juillet 1998 et en est devenu un membre de plein droit en 2002, soit 29  ans  après  sa  création  Le  Traité  joint  à  l’annexe  créant  le  marché  commun  caribéen  a  été  ratifié  par  le Parlement haïtien, le 13 mai 2002.

2-  LES  RELATIONS  OBSERVEES  ENTRE  LA  CARICOM  ET  HAITI  DEPUIS  SON  ADMISSION COMME ETAT-MEMBRE

a-  En  2004,  la  CARICOM  a  refusé  de  reconnaitre  le  gouvernement  intérimaire  du  Premier  ministre  Gérard Latortue  pour déficit  de légitimité  et inconstitutionnalité.  La participation d’Haïti au sein de la  Communauté Caribéenne a donc été suspendue et sa réintégration s’est produite deux ans plus tard, à la suite de l’élection de René   Préval   et  de  l’installation  de  son  gouvernement   reconnu  constitutionnel.  Cette  réadmission  s’est officialisée en juillet 2006 lors de la 28e  Conférence des Chefs de Gouvernement de la CARICOM tenue à Saint- Kitts-et-Nevis.

b-Après  son  refus  de  reconnaitre,  en  2004,  le  gouvernement  Latortue  pour  vice de  constitutionnalité, 19  ans plus   tard,   en   2023,   la   CARICOM,   contre   toute   attente,   a   accepté   de   reconnaitre   le   gouvernement inconstitutionnel, illégitime d’Ariel Henry et collabore étroitement avec ce prétendu Premier ministre placé par un  simple  tweet  du  Core  Group,  un  syndicat  de  diplomates  indécents,  violateurs  du  droit  international  et saboteurs attitrés d’Haïti.

De plus, il s’agit d’un  gouvernement  corrompu, insensible  aux problèmes de la population en  général  et des élèves, étudiants, enseignants en particulier ; ces derniers sont en grève depuis tantôt deux mois pour réclamer des  conditions  décentes  d’enseignement et  d’apprentissage.  Leurs  revendications sont  de  fait  ignorées  par  le gouvernement,  notamment  par  le  ministre  de  l’Education  de  facto,  Nesmy  Manigat  prétextant  l’absence  de moyens. Pourtant, des informations recueillies de source sure indiquent que ce gouvernement est de connivence avec les gangs et de surcroit les finance. Ces mêmes gangs tuent, kidnappent, assassinent au quotidien parents, élèves, étudiants et autres membres de la population en toute impunité.

Il est à souligner, en outre, qu’au Titre 17 de la Charte de la Société Civile sur la bonne gouvernance adoptée en  1997  par  la  CARICOM,  il  est  stipulé  à  l’article  premier :  «   Les  Etats  adoptent  et  mettent  en  œuvre  les mesures   appropriées   pour   assurer   une   bonne   gouvernance   juste,   ouverte   et   responsable. »   L’actuel gouvernement reconnu tout à fait corrompu, s’inscrit-il dans une telle logique? Comment expliquer qu’il soit reconnu par la CARICOM et qu’il bénéficie d’une aussi grande collaboration ?

3- LES RELATIONS ENTRE LA CARICOM ET HAITI DEPUIS SA MISE SOUS TUTELLE EN 2004

PAR LE CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES, SOIT DEPUIS 19 ANS :

a- La Cour Caribéenne de Justice et l’inconstitutionnalité des missions onusiennes en Haïti

Il convient de noter que c’est en référence à la Résolution 1542 que   le Conseil de Sécurité de l’ONU  décida d’établir des troupes étrangères en Haïti, regroupées dans une mission dite Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Pourtant, au regard des prescrits de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités (Art.14) la présence de la  MINUSTAH  était d’emblée illégale ; frappée d’une part du vice de non consentement par le pouvoir législatif haïtien (Art.98-3 et 276 Const), et d’autre part, de la non-qualification de l’une  des  parties  signataires  (Art.139).  Quelle  a  été  la  position  de  la  Cour  Caribéenne  de  Justice  sur

l’inconstitutionnalité des missions onusiennes dans un Etat-membre de la CARICOM, Haïti ?

Par ailleurs, la Cour a-t-elle jugé  opportun de saisir le dossier du crime de choléra engendrant plus de trente mille morts et huit cent mille personnes infectées au sein d’un Etat-membre de la Communauté Caribéenne ?

b-Réaction  de  la  Conférence  des  Chefs  de  Gouvernement  de  la  CARICOM  au  regard  des  traitements dégradants réservés à Haïti par des chefs d’Etat états-uniens

En   janvier 2018,   un chef d’Etat états-unien qualifie un Etat-membre de la CARICOM, Haïti, de « shithole ». Quelle  a  été  l’attitude  d’un  organe  de  décision  de  la  CARICOM,  comme  la  Conférence  des  Chefs  de Gouvernement  par rapport à un tel affront ?

En septembre 2021, des migrants ressortissants d’Haïti, donc d’un Etat-membre de la CARICOM, sont repoussés et fouettés   sauvagement à Rio Grande par des gardes-frontières américains à cheval. Cela a-t-il entrainé une quelconque  réaction  de  la  part  de  la  CARICOM ?  Y  a-t-il  eu  une  note  officielle  dénonçant    ce  traitement avilissant et défendant ainsi l’honneur d’Haïti ?

c-Participation   d’un   Etat-membre   de   la   CARICOM   à   l’administration   des   troupes   onusiennes d’occupation

Le  15  juillet  2015,  une  ressortissante  d’un  Etat-membre  de  la  CARICOM,  Trinidad  &  Tobago,  ancienne Directrice  de  la  CARICOM  et  des  affaires  des  Caraïbes  en  2005,  a  accepté  d’assumer  un  haut  poste  de direction des troupes d’occupation, en tant que Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti. Est-il excessif d’imaginer qu’elle écrira un jour ses mémoires en toute sincérité et conscience en tant que fille de la Caraïbe, elle qui eut à déclarer à la 8068e  Séance du Conseil de Sécurité des Nations Unies tenue le 12 octobre 2017 : «  Lorsque la MINUSTAH avait été établie, Haïti connaissait une profonde instabilité, une violence politique  endémique et un climat d’anarchie et d’impunité. Aujourd’hui, les gangs armés ne tiennent  plus  la  population  en  otage,  grâce  à  une  police  nationale  forte  de  14000  éléments  et  toutes  les branches du pouvoir sont en place, les pouvoirs exécutif et législatif étant de nouveau fonctionnels ».

Moins de dix ans plus tard, en 2023, comment se présente le panorama sécuritaire en Haïti ? Ou est passée cette police forte ? N’y a-t-il pas lieu d’organiser une session spéciale d’évaluation au sein de la CARICOM en ce qui a trait à  l’absence de résultats  en terme de stabilisation des missions militaires onusiennes à répétition et donc de leur inutilité dans ce pays caribéen ?

4- LE DOSSIER DE LA CRISE HAITIENNE : INTERVENTIONS DE LA CARICOM   AU PREMIER SEMESTRE 2023

Du  15  au  17  février  2023   s’est  tenue  à  Nassau,  Bahamas,  la  44e Réunion  de  la  Conférence  des  Chefs  de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (CARICOM).  Cette Conférence a été marquée  par la présence du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, à titre d’invité spécial et celle d’Ariel Henry, Premier ministre de facto très décrié imposé au peuple haïtien par le Core Group.

Auparavant, il avait été   annoncé dans un communiqué officiel daté du 11 février 2023 que « Cette rencontre offrira aux dirigeants l’occasion d’explorer des moyens qui permettraient à la région de continuer d’aider le peuple  haïtien  sur  les  plans  politique,  sécuritaire  et  humanitaire…  En  tant  que  partenaire  indéfectible,  le Canada  est  intervenu  en  réponse  à  cette  situation  flagrante.  Il  a  notamment  fourni  de  l’aide  à  la  police nationale  haïtienne  et  déployé  un  avion de  patrouille  à  long  rayon  d’action  pour perturber  les  activités  des gangs.»Au terme de cette 44e réunion ordinaire des Chefs de gouvernement de la CARICOM, il a été décidé de l’envoi en mission d’une délégation en Haïti.

Le 27 février 2023,   ladite délégation  s’est retrouvée  dans la capitale haïtienne   sous la direction du Premier ministre  de  la Jamaïque,  Andrew  Holness.  Elle  était  composée  de  représentants  des  Bahamas,  de  Trinité-et- Tobago, de la ministre jamaïcaine des affaires étrangères et du commerce extérieur, de l’ambassadeur jamaïcain et des membres du secrétariat de l’organisation caribéenne.

Cette  mission  spéciale  de  la  CARICOM  avait  pour  objectif  d’évaluer  la  situation  en  Haïti  et  a,  en  ce  sens, réalisé des réunions préliminaires avec un certain nombre d’acteurs jugés importants. Là encore, des discussions ont porté sur les moyens qui permettraient à la région des Caraïbes de continuer d’aider le peuple haïtien « sur les plans politique, sécuritaire et humanitaire.»

Les questions d’importance :

1) Quatre   mois après ces différentes rencontres et   missions d’exploration précédées de plusieurs autres déjà, qu’est ce qui a été réalisé de concret dans le sens d’une solution à la terrible crise qui secoue notre pays ?

2)  Quels  sont  les  moyens  déjà  explorés,  comme  promis  par  la  CARICOM  ou  le  Canada  qui  permettraient d’aider réellement le peuple haïtien « sur les plans politique, sécuritaire, humanitaire » et autres ?  Le Canada, membre du CORE Group contribuant activement à la déstabilisation d’Haïti mais qui s’est malgré tout déclaré

‘’partenaire  indéfectible’’  d’Haïti,  prétend  avoir  intervenu  en  réponse  à  cette  situation  flagrante  et  aurait notamment  « fourni de l’aide à la police nationale haïtienne et déployé un avion de patrouille à long rayon d’action pour perturber les activités des gangs.»   Quel a été le résultat obtenu à partir du déploiement de cet avion  de  patrouille  en  ce  qui concerne  les  activités  criminelles  des  gangs ?  Le  Canada a-t-il  ainsi  permis  de freiner  l’action  des  gangs  ou  plutôt  en  a-t-il  profité  pour  faire  du  théâtre  pendant  que  les  membres  de  la population  continuent  d’être  massivement  et  quotidiennement  victimes ?  A-t-il,  par  ce  théâtre,  contribué  à rassurer les gangs ou à les combattre réellement ?

Partant de ce constat, le peuple Haïtien est-il en droit d’espérer quelque chose de positif ou de différent de ce sommet  annoncé  à  la  Jamaïque  ?  Ne  sera-t-il  pas  un  sommet  de  plus  ajouté  à  la  kyrielle  de  sommets  déjà organisés rien que pour jeter de la poudre aux yeux du peuple ou faire semblant de vouloir aider à résoudre la crise qui est en train de l’engloutir ?

5- REUNION DE LA CARICOM DU 11 AU 13 JUIN SUR HAITI : QUEL AGENDA ?

Est-  ce  que  l’agenda  de  ce  sommet  va  dans  le  sens  de  l’appui  aux  solutions  dirigées  par  les  Haïtiens ?   A quelques jours de la tenue du sommet,   cet agenda de discussion n’est pas encore finalisé et rendu public ? A quoi peut-on s’attendre ?

Honorables organisateurs/trices

A  notre  avis,  si  vous  voulez  témoigner  du  respect  pour  le  peuple  Haïtien  en  général  et  pour  les  acteurs concernés en particulier ;  si vous voulez organiser un sommet sérieux sur la crise haïtienne actuelle et apporter une contribution certaine allant dans le sens d’une solution haïtienne à la crise haïtienne, vous devriez réviser votre stratégie, réviser la méthodologie inefficace et inutile habituelle utilisée lors de sommets précédents.

Nous  persistons  à  espérer  que  la  CARICOM  ne  se  fera  pas  complice  des  anciennes  puissances  coloniales, esclavagistes et racistes   aujourd’hui puissances impérialistes qui entretiennent cyniquement la crise actuelle, oppressent le peuple haïtien ; et surtout que la CARICOM ne se fera pas  leur caisse de résonance. Sinon, tout sommet inter-caribéen sur Haïti risque de se convertir en une sorte de session extraordinaire du Core Group, version CARICOM.

Nous souhaitons, plutôt, l’organisation par la   Communauté des Caraïbes  (CARICOM)  d’un sommet qui sera l’occasion  de  poser  les  vrais  problèmes  qui  font  perdurer  cette  crise  et  de  trouver  ensemble  les  solutions appropriées  attendues  avec  la  participation  effective  des  acteurs  Haïtiens.   Nous  proposons,  en  ce  sens,  que soient figurés à l’agenda du sommet les points suivants :

1) Haïti : Recouvrement de la souveraineté nationale pour mettre fin à l’ingérence des puissances impérialistes ;

2) Nécessité de la fin du soutien indécent de l’international en particulier des USA, du Canada  et de la France au gouvernement criminel PHTK d’Ariel Henry et la mise en place d’un gouvernement de transition crédible;

3) Urgence de l’accompagnement solidaire de la CARICOM vis-à-vis d’Haïti pour l’application effective de la

Résolution 2653 (2022) adoptée par le Conseil de Sécurité le 21 octobre 2022 ;

4)    Mise    sur    pied    d’une    Commission    d’enquête    indépendante    pour    évaluer    ces    dix-huit    années d’accompagnement de l’ONU pour mettre à jour ses responsabilités et son lien direct avec les   causes qui ont conduit à la situation chaotique actuelle ;

5)  Appui  de  la  Cour  Caribéenne  de  Justice  pour  l’obtention  de  dédommagements  et  réparations  en  faveur d’Haïti et en particulier des familles des   trente mille morts et des huit cent mille (800 000.00)  infectés-es du choléra introduit par les soldats de la MINUSTAH ;

6) Prise de position de la CARICOM pour un support concret à Haïti en vue de la non intervention  militaire internationale ;

7)   Dans la perspective   d’élections crédibles,  recommandations de la CARICOM  pour la suspension par les Etats-Unis de l’approvisionnement en armes et en munitions des gangs pareillement à la récupération rapide des armes déjà introduites ;

8) Mise en garde contre le plan de développement de dix (10) ans pour Haïti imposé par le Département d’Etat américain ;

9)  Solidarité  avec    Haïti pour  la  Récupération  de  l’ile  haïtienne  de  la  Navase  et  la  réclamation  de dédommagements ;

10) Nécessité d’un soutien ferme de la CARICOM en vue de la restitution et  de la réparation pour  les torts et les graves injustices subies par Haïti au cours de l’histoire, notamment la dette historique de l’esclavage, le vol de ses ressources, la scandaleuse rançon de l’indépendance, la séquestration de ses réserves d’or par les Etats-Unis d’Amérique ;

11) Engagement de la CARICOM dans le processus de Décolonisation totale de l’espace caribéen ;

12) Vote d’une résolution de la CARICOM demandant   l’octroi d’une autre décennie des Afro-descendants

2024-2033  au  nom  d’Haïti.  A  noter  qu’Haïti,  la  première  à  briser  les  chaines  de  l’esclavage  et  pour  cela considérée par le poète Victor Hugo et bien d’autres comme étant une lumière1, a été reléguée au dernier rang dans le cadre de la célébration de cette Décennie Internationale des personnes d’ascendance africaine alors que l’ONU aurait dû lui accorder une place d’honneur.

Monsieur  le Président de la Conférence des Chefs de Gouvernement,

Tout sommet sur la crise haïtienne qui ne tient pas compte de ces préoccupations majeures du peuple  haïtien va passer  à  coté.  C’est  pourquoi,  si  vous  voulez  vous  tenir  éloigné  d’un  échec  prévisible    et  si  en  tant  que communauté  caribéenne  de  pays  frères,  la  CARICOM  veut  effectivement  offrir  une  contribution  certaine  à  la résolution de cette crise multidimensionnelle et complexe, il faudra construire, en collaboration avec les acteurs haïtiens,  l’agenda  de  discussion.  Il  s’agit  d’un  agenda  intégrant  les  préoccupations  fondamentales  du  peuple haïtien. Il importe aussi d’impliquer l’ensemble des acteurs haïtiens concernés, de s’entendre à l’avance  sur le format de la rencontre, d’établir de concert la liste des éventuels acteurs internationaux à inviter et décaler pour au moins deux semaines ce sommet prévu du 11 au 13 juin en cours, ce pour assurer sa pleine réussite.

Condamnés à se soutenir mutuellement dans la lutte pour une Caraïbe unie et totalement décolonisée, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la Conférence, nos salutations caribéennes et fraternelles.

CAMILLE CHALMERS, professeur à l’Université d’État d’Haïti, Secrétaire exécutif de la Plateforme de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), Membre du Directoire du parti Rasin Kan pèp.

JOSUE   MERILIEN,   Enseignant   de   philosophie,   syndicaliste,   Coordonnateur   Général   de   l’Union   Nationale   des Normaliens/  nes  d’Haïti   (UNNOH)  et  Membre  du  Konbit  des  organisations  syndicales  politiques  et  populaires. Organisations syndicales politiques et populaires. 1  https://revue.alarmer.org/tenebres-de-lesclavage-lumieres-de-la-revolte-une-lettre-de-victor-hugo-a-exilien-heurtelou-1860

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.