La situation du Commissariat de Liancourt, déserté depuis le 26 janvier dernier après l’assassinat de 6 policiers de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO), est un pain béni pour les bandits du gang « Gran-Grif » dans la multiplication des exactions contre la population. À Chandelle, localité de Liancourt, au moins deux citoyens sont assassinés et plusieurs autres cas de blessés sont recensés lors des actes de représailles exercés contre des citoyens inoffensifs par des gangs.
Des scènes de terreur se sont produites mercredi au moment où des bandits du gang « Gran-Grif », basés à Savien dans l’Artibonite, ont envahi la localité de Chandelle à Liancourt. Selon l’agent exécutif intérimaire des Verrettes, commune voisine, au moins deux citoyens ont été exécutés sur le champ et plusieurs blessés ont été enregistrés.
Les criminels ont riposté au mouvement « Bwa kale » initié par des membres de la population de la zone pour éliminer les gangs. À en croire l’édile, Marie Liseberthe Bernard, les malfrats ont attaqué un groupe réduit de volontaires engagés dans une brigade de vigilance constituée à faire échec au règne des malfrats. Ils ont ouvert le feu sur une dizaine de citoyens, occasionnant le décès sur place d’au moins deux citoyens et blessant plusieurs autres.
Dans la localité de Chandelle, la terreur des gangs a provoqué un vent de panique. Aux rumeurs évoquant l’arrivée des civils armés, des membres de la population sont précipités à vider les lieux. Jusqu’au crépuscule, la tension était restée vive.
Parallèlement, d’autres sources locales rapportent l’assassinat d’une dizaine de personnes par les criminels. Dans le camp des bandits, aucun détail sur le nombre de cas lynchés par la population n’a été communiqué.
Les responsables de la Police nationale d’Haïti (PNH ), alertés par le développement de la situation, ont dépêché plusieurs éléments de l’UDMO accompagnés d’un blindé pour ramener la paix. Cette attaque pourrait être évitable si le Commissariat de Liancourt disposait de policiers, déplorent des poches des victimes.
Hervé Noël
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