À l’occasion de la journée internationale de l’agriculture et du travail, Chemin Délivrance Ayiti exprime sa profonde déception et dénonce la gabegie au ministère des affaires sociales
Au cours de ces derniers jours, notre pays tout entier assiste à la perpétration de graves crimes, sous couvert d’une impunité d’état et aussi avec la complicité de la communauté internationale qui travaille vers la réalisation d’une guerre civile en Haïti.
Parallèlement, nous tenons à saluer le courage et la combativité du peuple haïtien en général, et les nombreux efforts consentis par nos compatriotes de la police nationale en particulier, pour qu’enfin, nous recouvrons notre liberté tout en aspirant à un lendemain meilleur.
Malheureusement, cette année, nous célébrons la journée internationale de l’agriculture et du travail dans une complexité la plus totale de notre histoire de peuple où le secteur agricole fait face à de nombreuses difficultés telles que l’irruption du phénomène des gangs armés dans les grandes régions agricoles, l’exode des paysans vers d’autres pays étrangers, l’indisponibilité des engrais et intrants, le bannissement des politiques publiques en matière agricole (crédit, accompagnement techniques et logistiques etc) mis à part de l’existence du droit au travail, les chômeurs déguisés n’ont trouvé aucune assistance auprès des institutions étatiques lorsqu’ils font l’objet de différentes persécutions et exactions de leurs patrons.
En effet, en cette période de célébration de la journée internationale de l’agriculture et du travail, nous exprimons notre profonde déception face à la détérioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables de la population tout en appelant les institutions publiques chargées d’enquêter sur les actes de corruption à faire la lumière sur les gabegies et les différents cas de détournement dans le budget du ministère des affaires
sociales durant l’exercice 2022-2023 qui ont été alloués au subvention et l’accompagnement des familles haïtiennes frappées de la paupérisation et de la délocalisation en proie aux affrontements des gangs armés.
Enfin, nous continuons d’interpeller tous les secteurs intéressés à trouver une solution à la crise politique que notre pays patauge depuis plusieurs mois, à la mise en place d’une transition légale et légitime répondant aux prescriptions de la constitution du 29 mars 1987 et ayant assisté d’un gouvernement d’entente nationale capable de renforcer les
efforts du système judiciaire dans sa lutte contre la corruption et l’impunité et aussi à créer les conditions propices à l’investissement et à la création de richesse.
Ing. Robenson BLEHUS
Secrétaire général

