15 octobre 2026
Urgent – État d’urgence décrété | Des milliers de migrants vénézuéliens et haïtiens bloqués à la frontière entre le Pérou et le Chili
Actualités Société

Urgent – État d’urgence décrété | Des milliers de migrants vénézuéliens et haïtiens bloqués à la frontière entre le Pérou et le Chili

Sous le soleil et le froid du désert, des centaines de migrants haïtiens et vénézuéliens ayant quitté le Chili sont entassés depuis des jours au poste frontalier entre la ville péruvienne de Tacna et la ville chilienne d’Arica.

Jeudi 27 avril 2023 ((rezonodwes.com))–

Des milliers de migrants haïtiens et vénézuéliens sont bloqués à la frontière entre le Pérou et le Chili. La présidente péruvienne Dina Boluarte a déclaré mercredi l’état d’urgence à la frontière et ordonné le déploiement de personnel militaire pour renforcer les contrôles face à l’arrivée de centaines de migrants. Les troupes vont soutenir la surveillance aux postes frontières avec le Chili, la Bolivie, le Brésil, l’Équateur et la Colombie.

En principe, l’état d’urgence entrera en vigueur à partir de jeudi. Toutefois, le gouvernement n’a pas précisé sa durée ni s’il restreindra les droits aux frontières. Le gouvernement péruvien a coupé la route aux migrants et envoyé 200 soldats pour renforcer les contrôles migratoires, déjà renforcés par le Chili.

La majorité des migrants sont des Haïtiens et des Vénézuéliens, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Ils affirment qu’ils n’ont l’intention que de traverser le territoire péruvien pour se rendre dans leur pays d’origine ou aux États-Unis, afin de retrouver leur famille. Des femmes, des hommes et des enfants sont coincés entre les policiers chiliens et péruviens qui gardent le poste-frontière, situé à 1 500 km au sud de Lima.

Sous le soleil et le froid du désert, des centaines de migrants ayant quitté le Chili sont entassés depuis des semaines au poste-frontière entre la ville péruvienne de Tacna et la ville chilienne d’Arica, où les autorités péruviennes les empêchent de passer, faute de passeport tamponné et de visa valide. « Nous sommes entre le marteau et l’enclume, nous faisons cela parce que nous avons nos besoins, mais attendre ici pendant une semaine, deux semaines (…) personne ne voudrait faire cela », a déclaré à l’AFP le Vénézuélien Yosier Canelón.

La décision de la présidente péruvienne de décréter l’état d’urgence à ses frontières a été motivée par des informations de presse selon lesquelles « ceux qui commettent quotidiennement des agressions, des vols et d’autres actes criminels sont des étrangers ». Mme Boluarte a affirmé que sa décision visait à lutter contre l’insécurité. Son ministre de la Défense, Jorge Chávez, a affirmé que l’état d’urgence avait pour « objectif » d’empêcher « l’entrée irrégulière et illégale » de personnes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.