Le coordonnateur de l’UPEPH, Léo Litholu, impute à l’ancienne opposition, actuellement au pouvoir, la responsabilité de l’insécurité qui paralyse le système éducatif haïtien
par Odneson Midy
L’éternel coordonnateur de l’Union des Parents d’Élèves Progressistes Haïtiens (UPEPH), Léo Litholu, dénonce la prise en otage du système éducatif haïtien par le climat d’insécurité qui s’abat dans plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince, affectant le bon fonctionnement des établissements. Dans la foulée, il met en cause l’ancienne opposition au pouvoir de Jovenel Moïse, qui, dans les mouvements « peyi Lock » demandait aux jeunes de monter leurs barricades.
Dimanche 23 avril 2023 ((rezonodwes.com))–
En conférence de presse ce vendredi 21 avril, Léo Litholu, affirme que l’insécurité met à plat le bon fonctionnement du système éducatif haïtien. Il dénonce les multiples massacres perpétrés par les gangs armés dans plusieurs quartiers du département de l’Ouest du pays, à savoir, Source Matelas, Thomassin, Pernier, Fort-Jacques, Vivy Mitchell, Laboule, Meyotte, Canaan et autres, où plusieurs parents, élèves, et enseignants ont été victimes. À cet effet, il invite le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Nesmy Manigat, à reconsidérer le calendrier scolaire remanié.
«Le nouveau calendrier scolaire remanié du titulaire du MENFP, comptant, 710 heures de classe pour les écoles fondamentales et 852 heures pour celles des secondaires, est non applicable dans ce contexte actuel, en dépit du fait que, certaines écoles dans les zones précitées ne fonctionnent plus, depuis la réouverture», examine t-il, en se questionnant sur la méthode du déroulement des prochains examens qui seront organisés bientôt pour les élèves. « Suite à la délocalisation du lycée Alexandre Pétion, une balle perdue a été retrouvée. Les élèves des lycées Marie Jeanne et du Cinquantenaire de la vacation d’après midi n’ont pas mis les pieds dans les salles de classe à cause de l’insécurité», soutient-il.
Au cours de cette causerie à la presse, le numéro un de l’UPEPH, impute la responsabilité de cette insécurité généralisée qui terrasse la population haïtienne, aux élites de l’ancienne opposition, au pouvoir en ce moment, qui avaient distribué des armes aux jeunes en les demandant de dresser leurs barricades, comme moyens de protestation contre l’ancienne administration du feu président Jovenel Moïse, assassiné dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.
Il a profité de l’occasion pour fustiger le comportement irresponsable de l’actuel ministre des travaux publics, transports et communication, Rosemond Pradel, qui n’a rien entamé comme travaux d’infrastructures et de réhabilitation de routes. Il prend en exemple les tronçons de route de Martissant et Fontamara qui relient Port-au-Prince à Carrefour.
«Rosemond Pradel est le ministre des travaux publics le plus nul qu’Haïti n’ait jamais connu. N’avez-vous pas honte, Rosemond Pradel, de continuer à vivre aux frais de la population, alors que vous ne travaillez pas et vous continuez à circuler par l’hélitreuillage», a-t-il balancé, faisant savoir que les élèves et étudiants de la sortie Sud de pays ne peuvent plus fréquenter les espaces scolaires.
Il a tenu à rappeler que l’actuel ministre des travaux publics, Rosemond Pradel avait appelé l’ancien ministre des travaux publics, Joaseus Nader, à démissionner de son poste pour incapacité.
Toutefois, l’UPEPH demande au ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Nesmy Manigat, et au premier ministre de facto, Ariel Henry de discuter avec les représentants des syndicats enseignants sur leurs revendications, notamment l’augmentation de salaire, afin de trouver une entente menant à une trêve, en raison de la grève des professeurs entamée il y a plusieurs jours.
Odneson Midy
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