L’ancien sénateur de l’Ouest, Antonio Cheramy, déclare qu’Ariel Henry et ses acolytes comptent sur l’insécurité pour se maintenir le pouvoir
par Odneson Midy
Intervenant à l’émission Panel Magic, ce mercredi 12 avril 2023, l’ancien sénateur du département de l’Ouest, d’Haïti, Antonio Cheramy, déclare que le premier ministre de facto, Ariel Henry, et ses alliés sont confortables dans cette situation chaotique, marquée par l’insécurité. «La tenue des élections est une diversion sur laquelle joue Ariel Henry, pour garder le pouvoir comme bon lui semble», de l’avis du coordonnateur de la structure socio-politique, « Matris Liberasyon », appelé également Don Kato (de son nom d’artiste).
L’ancien parlementaire juge que le gouvernement d’Ariel Henry n’est pas différent des autres versions du régime PHTK. «Tous ceux qui s’engagent dans un combat sans fin visant à renverser ce système ne doit pas cohabiter avec Ariel Henry», soutient-il. «Ariel Henry a été désigné par le feu président Jovenel Moïse. Une décision qui justifie que ce sont les mêmes personnes avec le même projet politique, qui sont au pouvoir, voulant à tout prix réduire les opposants au silence», argumente-t-il.
Le coordonnateur de la structure socio-politique Matris Liberasyon annonce qu’il continuera à réclamer des explications sur les fonds Petro Caribe et à exiger justice pour les victimes des multitudes massacres dont sont victimes, les habitants des divers quartiers de La Saline, Tokyo et Bel-Air, sous l’administration de Jovenel Moïse.
Ariel Henry et ses acolytes veulent garder le pouvoir. «Le chef de l’état non élu, Ariel Henry, accouché par un tweet du Core Group, veut se renforcer dans l’objectif de gagner les élections par les armes», constate-t-il. Tout en se montrant perplexe sur la réalisation des joutes électorales dans le pays, Antonio Cheramy, souligne, que la population est prise en otage par la violence des gangs armés, soutenus par les autorités en place qui ne font aucun cas des victimes.
Selon lui, les conditions pour la tenue des élections ne sont pas possibles. «L’organisation des élections est une diversion de la part d’Ariel Henry et de ses alliés. Avec un pays assiégé par des gangs, le locataire illégitime de la Primature, Ariel Henry, veut rester à sa place, en dépit du fait que certaines zones ne sont pas accessibles à l’implantation d’un bureau de vote, et doter un climat de paix, permettant aux citoyens de voter librement», examine l’ex parlementaire, qui y voit en second lieu un stratagème visant à enterrer l’audit des fonds Petro Caribe.
Dans la foulée, il fait savoir qu’Ariel Henry est confortable dans cette situation où la capitale est sous la coupe réglée des groupes armés et où les écoles et les entreprises se retrouvent à la merci des bandits. «Cette situation à laquelle le pays fait face, est le résultat de l’effondrement de nos institutions et les actions de la fédération des gangs armés appuyée par l’ancienne cheffe du Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH), Hellen Meagher Lalime», regrette Antonio Cheramy.
Odneson Midy
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