Vendredi 7 avril 2023 ((rezonodwes.com))–
Le Burkina Faso est au cœur des préoccupations des Nations Unies en matière de liberté de la presse et de l’espace civique. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé ses inquiétudes face aux nouvelles restrictions imposées aux médias dans le pays.
Les organes de presse ont été suspendus et deux correspondants étrangers ont été expulsés du pays. De plus, depuis septembre 2022, toutes les organisations de la société civile et les partis politiques ont été suspendus dans le pays. Le gouvernement a également pris des mesures pour restreindre le travail des médias en suspendant la transmission de Radio France International en décembre et en coupant les émissions de France24 en mars.
Le Haut-Commissaire est particulièrement préoccupé par l’expulsion d’un journaliste après un reportage sur une vidéo montrant des exécutions extrajudiciaires d’enfants dans la ville de Ouahigouya, dans le nord du pays. Il estime que les autorités doivent mener rapidement des enquêtes impartiales et transparentes pour établir les faits et traduire les responsables en justice.
Le Burkina Faso est en période de transition et la protection des voix indépendantes est essentielle pour permettre un contrôle citoyen, favoriser la prise de responsabilité et laisser au peuple burkinabé l’espace nécessaire pour construire une société résiliente, stable et inclusive.
Le Bureau des Nations Unies pour les droits de l’homme a déclaré qu’il continuera à travailler avec les autorités, la société civile et d’autres partenaires pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme dans le pays, estimant qu’il est important que les médias puissent continuer à exercer leur travail en toute liberté pour permettre une société démocratique et transparente.

