Note de l’INDDESC à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, 8 mars 2023.
Ce 8 mars 2023 ramène la journée internationale des droits des femmes, jour spécial consacré à la jouissance de leurs droits, fruit des luttes acharnées et sans merci aboutissant à l’émancipation réelle des femmes dans le monde.
Malheureusement, l’INDDESC est stupéfait de la situation délétère et très critique de la majorité des femmes en Haïti qui font des sacrifices énormes afin de trouver une place parmi les hommes.
À notre égard, les femmes, notamment celles de notre pays , constituent, de part leur courage, le symbole de résistance à la manière de Antigone de Sophocle, icône indélébile qui s’exposait et s’opposait catégoriquement aux lois injustes du roi Creon; de Yvonne Hakim-Rimpel, née en 1906 à Port-au-Prince et décédée le 28 juin 1986, matraquée par François Duvalier, activiste très impliquée dans la lutte pour l’émancipation des femmes et leur égalité dans toutes les sphères de la société (son travail a permis aux femmes d’obtenir le droit de vote en Haïti en 1957) ; et enfin, à la manière de Marie Gouge dite Olympe, née Montauban le 17 mai 1748, morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793 pour avoir écrit la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et pour avoir également réagi contre la discrimination sexiste, des droits de l’homme.
A l’occasion de cette date historique, l’INDDESC, organe de promotion et de défense des droits humains, dénonce avec la plus grande véhémence les mauvaises situations des femmes, les violences conjugales et toutes les autres formes de violences subies par les femmes dans les zones défavorisées et les différentes formes de discrimination symbolique qu’elles font l’objet au quotidien.
Par conséquent, l’Institut National pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC) exige à l’État haïtien d’appliquer l’article 10 de la convention de San Salvador, adoptée le 17 novembre 1988, laquelle préconise de garantir le bien-être physique, psychologique et social de tous les haïtiens notamment les femmes et l’article 19 de la constitution haïtienne du 29 mars 1987 amendée disposant que: l’État a l’impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne humaine, à tous les citoyens sans distinction, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’homme.
En ce jour du 8 mars 2023, l’INDDESC renouvèle son engagement qui n’est autre que de lutter assidûment pour le respect strict et l’application effective de tous les droits humains en Haïti et exhorte tous les secteurs de la vie nationale à travailler dans un esprit de corps en vue de redorer le blason de notre tissu social déchiré.
Elizabeth Fina Camille
Secrétaire générale de l’INDDESC.

