La présence des forces canadiennes dans les côtes haïtiennes peut-elle justifier l’accélération des épisodes violents en Haïti afin de justifier une intervention étrangère? Une interrogation qui peut résumer l’augmentation des escalades de violence à Port-au-Prince au cours de ces dernières 96 heures.
Lundi 6 mars 2023 ((rezonodwes.com))–
Des cas de victimes de balles perdues continuent de se multiplier dans plusieurs quartiers de la capitale. Les conflits armés pour le contrôle de territoire et pour l’assainissement de zones en proie à la violence des gangs ont provoqué une vague de déplacés forcés. Des quartiers de Solino, Bel-Air, Bas-Delmas, Nazon entre autres continuent d’être vidés de leurs résidents après une vague de déplacés, constate-t-on.
Dimanche, les escalades de violence n’ont pas cessé en dépit d’un calme apparent observé dans la mi-journée. Des détonations sporadiques ont donné lieu à une situation de panique dans des quartiers du centre de la capitale. On rapporte plusieurs cas de citoyens atteints de balles perdues contraints d’être évacués dans des structures hospitalières.
Au Bel-Air, les conflits armés entre les gangs de la coalition criminelle «G-9 an fanmi» et des groupements rebelles ont causé plusieurs décès. Les nommés Kempes et Dèdè qui livrent une guerre sans merci avec les bandits de G-9 comptent plusieurs victimes dans leur rang. Il est rapporté des cas de maisonnettes incendiées et de biens détruits dans des zones sous la domination des adversaires de G-9.
Moins d’une semaine après le déclenchement des hostilités, le gouvernement demeure en mode spectateur. Aucune intervention policière dans les secteurs assiégés par les gangs.
À l’annonce de l’arrivée des forces canadiennes dans les eaux territoriales d’Haïti, le plan concocté pour obtenir la présence d’une force étrangère sur le sol haïtien se dessine, de l’avis de certains avisés.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

