Mardi 28 février 2023 ((rezonodwes.com))–
Nassau Guardian | La CARICOM ne peut pas résoudre le problème des gangs en Jamaïque, alors comment va-t-elle résoudre celui d’Haïti ?
Cher éditeur,
Tout d’abord, je tiens à présenter mes condoléances aux familles des Haïtiens qui ont péri dans le tragique incident de dimanche. Le Psaume 30:5 dit que les pleurs peuvent durer une nuit, mais que la joie vient au matin.
Parfois, je me demande si les nations riches de l’hémisphère occidental ont conspiré pour voir la plus ancienne république noire du monde échouer.
L’annonce faite par le Premier ministre Philip « Brave » Davis que la CARICOM l’a nommé avec le Premier ministre de la Barbade, Mia Mottley, et le Premier ministre de la Jamaïque, Andrew Holness, pour s’occuper du problème des gangs en Haïti me donne l’impression que la troïka a été envoyée pour une course folle.
Je ne suis pas optimiste quant à la capacité d’un dialogue avec les gangs haïtiens à résoudre un problème qui perdure depuis 1804.
Mon pessimisme est principalement basé sur le fait que Holness est membre de ce comité de la CARICOM.
Comment la CARICOM peut-elle tenter de résoudre le problème des gangs en Haïti alors qu’elle ne peut pas résoudre le problème des gangs de la Jamaïque, qui fait l’objet d’une grande publicité ?
En 2019, la Jamaïque comptait un total de 389 gangs, dont 250 étaient actifs. Trois des gangs les plus violents sont le Shower Posse, le gang Klansman et le gang One Don.
Environ 250 de ces gangs opèrent dans les régions de Kingston et de St. Andrew – juste sous le nez du gouvernement. La Chambre des représentants de la Jamaïque est située à Kingston.
Reuters a rapporté en février que le gouvernement Holness avait traîné 33 gangsters devant la Cour suprême dans le but de mettre un terme à la violence.
La Jamaïque dispose d’une loi antigang controversée, la Criminal Justice (Suppression of Criminal Organizations) Act, qui a été examinée par une commission mixte de la Chambre des représentants en 2021.
Le National Intelligence Bureau est une agence de la Jamaica Constabulory Force.
Un expatrié jamaïcain m’a récemment confié que de nombreux policiers jamaïcains à la retraite demandent généralement l’asile aux États-Unis par crainte de représailles de la part des membres de gangs violents qu’ils avaient rencontrés dans l’exercice de leurs fonctions.
La Jamaïque a enregistré 1 463 homicides en 2021. En 2020, 1 323. Les responsables jamaïcains ont estimé que 70 % des meurtres sont liés aux gangs.
Selon des rumeurs persistantes, des éléments miteux au sein du People’s National Party (PNP) et du Jamaica Labour Party (JLP) auraient collaboré avec des dons violents dans diverses circonscriptions et paroisses de la Jamaïque.
Ces dons ont établi des garnisons politiques où il était dangereux pour des rivaux politiques connus de mettre les pieds.
En 1980, Roy McGann, ministre du PNP, est abattu lors d’un rassemblement du JLP à Kingston.
Il avait commis l’erreur catastrophique de se rendre en territoire ennemi pendant la saison électorale. Huit cent quarante-quatre meurtres ont été commis en 1980. Holness n’est en aucun cas responsable du problème des gangs en Jamaïque et du nombre astronomique de meurtres qui en découle.
Par le passé, il a demandé la fin des garnisons politiques. Toutefois, tant que Holness et les autorités jamaïcaines n’auront pas réglé la crise des gangs en Jamaïque, je ne vois pas quelle contribution significative il peut apporter au peuple haïtien et à sa propre crise des gangs.
- Kevin Evans
Nassau Guardian | CARICOM cannot solve Jamaica’s gang problem, so how will it solve Haiti’s?
Dear Editor,
First off, I would like to extend condolences to the families of the Haitians who perished in the tragic incident on Sunday. Psalm 30:5 says that weeping may endure for a night, but joy comes in the morning.
At times, I am left to wonder if the wealthy nations of the Western Hemisphere have conspired to see the oldest Black republic in the world fail.
Prime Minister Philip “Brave” Davis’ announcement that CARICOM has appointed him along with Barbados Prime Minister Mia Mottley and Jamaica Prime Minister Andrew Holness to address Haiti’s gang problem gives me the impression that the troika has been sent on a fool’s errand.
I am not optimistic that any dialogue with the Haitian gangs will solve an issue that has been festering since 1804.
My pessimism is mainly based on Holness being a member of this CARICOM committee.
How can CARICOM attempt to solve the gang problem in Haiti when it cannot solve Jamaica’s well-publicized gang problem?
In 2019, Jamaica had a total of 389 gangs, 250 of which were active. Three of the more violent gangs are the Shower Posse, Klansman gang and the One Don gang.
Approximately 250 of these gangs operate in the Kingston and St. Andrew areas — right under the nose of the government. Jamaica’s House of Representatives is located in Kingston.
Reuters reported in February that the Holness government had hauled 33 gangsters before the Supreme Court in an effort to curtail the violence.
Jamaica has a controversial anti-gang legislation dubbed the Criminal Justice (Suppression of Criminal Organizations) Act, which was reviewed by a Joint Select Committee of the House of Representatives in 2021.
The National Intelligence Bureau is an agency within the Jamaica Constabulory Force.
A Jamaican expatriate recently told me that many retired Jamaican police officers typically seek asylum in the US for fear of retaliation from violent gang members they had encountered in the course of carrying out their duties.
Jamaica recorded 1,463 homicides in 2021. In 2020, 1,323. Jamaican officials have estimated that 70 percent of the killings are gang related.
There have been consistent rumors that seedy elements within the People’s National Party (PNP) and the Jamaica Labour Party (JLP) had collaborated with violent dons within various constituencies and parishes across Jamaica.
These dons established political garrisons which were dangerous for known political rivals to step foot on.
In 1980, PNP Cabinet Minister Roy McGann was gunned down at a JLP rally in Kingston.
He had made the catastrophic mistake of going into enemy territory during the election season. Eight hundred and forty-four murders were committed in 1980. Holness is by no means the blame for Jamaica’s gang problem and its attendant astronomical high murder rates.
He has in the past called for the end of political garrisons. However, until Holness and the Jamaican authorities address the gang crisis in Jamaica, I don’t see what meaningful contribution he can offer to the Haitian people and their own gang crisis.
— Kevin Evans

