17 octobre 2026
Mexique | Corruption – Un ex-ministre à la Sécurité publique accusé de blanchiment d’argent et de détournements de fonds publics pendant plus de deux décennies
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Mexique | Corruption – Un ex-ministre à la Sécurité publique accusé de blanchiment d’argent et de détournements de fonds publics pendant plus de deux décennies

Le Mexique n’est pas sur la même planète qu’Haïti, pays ou la violation des lois, la corruption et l’impunité sont les règles #1 de gouvernance

Vendredi 10 février 2023 ((rezonodwes.com))– L’ex-secrétaire à la Sécurité publique, Genaro García Luna, a entretenu pendant deux décennies un réseau de corruption et de blanchiment d’argent qui comprenait un conglomérat familial de 40 entreprises ayant obtenu des ressources publiques pour un montant de 745 millions de dollars qui ont fini aux États-Unis et ont servi à acquérir de nombreuses propriétés et des véhicules de luxe, a annoncé jeudi le gouvernement mexicain.

Ce constat a été fait par Pablo Gómez, chef de l’Unité d’intelligence financière (UIF), qui dépend du ministère des Finances, lorsqu’il a présenté une partie des preuves qui composent la plainte déposée en septembre 2021 par le gouvernement mexicain devant un tribunal de Floride pour récupérer les biens de l’ancien fonctionnaire qui, depuis le mois dernier, est jugé aux États-Unis pour avoir reçu des millions de dollars de pots-de-vin pour protéger le cartel de Sinaloa.

Au cours de la conférence présidentielle du matin, M. Gómez a affirmé que M. García Luna « a tissé une toile de corruption et de blanchiment d’argent pour son bénéfice personnel et celui de ses proches collaborateurs » à travers une trentaine de contrats avec des organismes de sécurité publique pour lesquels il a obtenu des ressources d’une valeur de 745,87 millions de dollars qui ont été envoyées aux États-Unis à travers des paradis fiscaux, principalement à la Barbade.

La plupart des opérations illégales de M. García Luna auraient été menées lorsqu’il était à la tête du Secrétariat à la sécurité publique, poste qu’il a occupé entre 2006 et 2012 sous le gouvernement du président de l’époque, Felipe Calderón.

Dans son exposé, le chef de la CRF a présenté certains des biens que l’ancien fonctionnaire aurait acquis grâce au réseau de corruption, parmi lesquels des dizaines de véhicules de luxe, dont une Rolls-Royce, une Lamborghini et une Ferrari.

L’UIF a pu geler des comptes de García Luna d’une valeur de 29 millions de pesos (environ 1,5 million de dollars) et une dizaine de sociétés liées à l’ex-officiel, a indiqué M. Gómez.

Le responsable de l’UIF a dénoncé le fait que la Cinquième Cour Collégiale en matière administrative a accordé une injonction pour débloquer les avoirs de Luis Cárdenas Palomino, ancien chef de la Division Régionale de Sécurité et bras droit de García Luna, qui a été arrêté en juillet 2021 dans la banlieue de la capitale mexicaine. Cárdenas Palomino est accusé d’avoir torturé les membres d’un gang d’enlèvement.

En septembre 2021, l’UIF a intenté un procès à Miami contre 39 sociétés et trusts dans lesquels García Luna et ses proches collaborateurs étaient impliqués.

Outre cette action en justice, M. García Luna fait l’objet de trois procédures judiciaires en cours au Mexique pour enrichissement illicite, entrée illégale de milliers d’armes par le biais de l’opération fédérale américaine ratée connue sous le nom de « Fast and Furious », et pour des contrats passés par le gouvernement Calderón avec des entreprises privées pour la construction et la fourniture de services aux prisons fédérales.

García Luna a été accusé aux États-Unis d’avoir accepté des millions de dollars pour permettre au cartel de Sinaloa d’opérer en toute impunité tout en expédiant des tonnes de cocaïne sur le territoire américain, des allégations qui ont été confirmées par plusieurs témoins au cours des deux semaines de procès.

Le procès a suscité une grande attente au Mexique en raison des informations qui pourraient être révélées et impliquer de hauts responsables mexicains, dont M. Calderón, car beaucoup considèrent qu’il est très difficile que M. García Luna ait pu collaborer à ce point avec le cartel de Sinaloa à l’insu de l’ancien président.

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