Argentine | CELAC – Ariel Henry et les dirigeants du Pérou et du Paraguay conspués par des centaines de manifestants dans les rues de Buenos Aires

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Marche des organisations sociales de la CELAC / Péruviens, Haïtiens et Paraguayens pour « répudier la présence des représentants dictatoriaux de leurs pays ».

« Ariel Henry et sur le point de rejoindre la liste historique des despotes latino-américains et caribéens qui ont agi de la même manière à différentes époques », préviennent les manifestants

Mercredi 25 janvier 2023 ((rezonodwes.com))–Des centaines de manifestants ont défilé mardi depuis le centre-ville de Buenos Aires jusqu’aux portes (rigoureusement barricadées) de l’hôtel Sheraton, où ont délibéré les présidents et délégués de la CELAC incluant le Premier ministre de facto, Dr. Ariel Henry. Celui-ci, dénonce-t-on à Port-au-Prince, n’est juste qu’un figurant au sommet.

Aux déploiements de banderoles et drapeaux des organisations sociales et politiques argentines se sont joints, ont constaté les journalistes sur place, ceux des peuples d’Amérique latine, notamment ceux du Venezuela, de Cuba et de la Bolivie.

Mais les drapeaux du Pérou, du Paraguay et d’Haïti, selon les protestataires, des « pays soumis à des dictatures brutales et ou pseudo-démocratie et en proie à l’occupation« , ont également été brandis avec fierté.

La collectivité paraguayenne a rappelé aux présidents des pays membres de la CELAC qui ont délibéré à l’intérieur du Sheraton que « la représentation de leur pays se fait au nom d’un gouvernement meurtrier et infanticide. Et ils ont souligné par la voix de la combattante Miriam Villalba, le crime contre l’humanité commis par l’armée sous la responsabilité du président Mario Abdó Benitez contre deux jeunes filles paraguayennes-argentines (Lilian Marian et María Cármen Villalba), ainsi que l’enlèvement et la disparition de la jeune fille Lichita Villalba, cousine de l’ancienne et fille du prisonnier politique Cármen Villalba« .

Dans le cas du Pérou, les ressortissants de ce pays dans les rues de Buenos Aires n’ont cessé de condamner la dictature cruelle et sanglante de Dina Boluarte tout au long de la marche, dont le ministre des affaires étrangères était assis à côté du reste des représentants de la CELAC.

« Il est honteux que cela se soit produit », ont scandé des militants péruviens, parmi lesquels l’avocat du président déchu Pedro Castillo, Wilfredo Robles, « car personne ne peut prétendre être distrait par ce qui se passe au Pérou », a-t-il déclaré à la presse. « Si les 62 assassinats en moins de 30 jours ne suffisaient pas, il y a la prison de Castillo, et les persécutions, les arrestations et les centaines de personnes blessées dans les affrontements avec la police. Toutefois, à l’exception de légères mentions, la question du Pérou est passée sous silence dans les délibérations de la CELAC« .

Enfin et surtout, la présence de l’apprenti-dictateur haïtien Ariel Henry. Les militants du Comité démocratique haïtien se sont rappelés de lui dans les rues devant le Sheraton, avec des slogans et des chants adverses qui parlent de résistance et de lutte sur le terrain.

« Henry est incapable de se défendre contre les accusations de corruption de ses proches, de fraude pour arriver au pouvoir après l’assassinat du président précédent et de répression quotidienne contre son peuple. Le plus fort de ses frasques pour se maintenir au pouvoir a été d’appeler à une intervention américano-canadienne dans son pays, rejoignant ainsi la liste historique des despotes latino-américains et caribéens qui ont agi de la même manière à différentes époques« .

Par ailleurs, un autre groupe de manifestants et pro-Macri, conduit par Larreta, ont scandé des slogans appelant à la libération du peuple vénézuélien. Les protestataires, d’environ 200 personnes, ont insulté et qualifié également de « dictateurs brutaux » Nicolas Maduro, Díaz-Canel, Arce et Daniel Ortega.

Entourés par la police qui les encadrait, ils ont quitté l’espace peu avant l’arrivée des hauts dignitaires du forum à l’hotel Sheraton à Buenos Aires.

D’autre part, plus d’une centaine de scientifiques, de chercheurs et d’universitaires ont signé, mardi 24 janvier, une pétition interpellant en des termes sévères le gouvernement argentin pour avoir encouragé la participation des gouvernements dictatoriaux du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua au septième sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui s’est tenu en début de semaine en Argentine.

L’invitation sans critique adressée au vénézuélien Nicolás Maduro, au cubain Miguel Díaz Canel et au nicaraguayen Daniel Ortega par le gouvernement du président Alberto Fernández a été désavouée par la communauté des intellectuels argentins, qui a mis en avant les rapports documentés des ONG et des organisations internationales sur les violations massives des droits de l’homme dans ces pays des Caraïbes, perpétrées par les régimes autocratiques qui se sont installés au pouvoir.

sources combinées

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