Nous reproduisons une correspondance du Syndicat des ouvriers haïtiens pour la rénovation du secteur textile (SOHARST) appelant à la solidarité internationale face au traitement infligé aux ouvriers haïtiens. L’organisation syndicale annonce également la tenue d’une série de mobilisations entre janvier et février 2023.
Objet : Appel-Compagne de solidarité nationale et internationale
Chers amis et camarades,
Le Syndicat des Ouvriers Haïtiens pour la Rénovation du Secteur Textile (SOHARST) affiliés au niveau national à la Centrale démocratique autonome des travailleurs haïtiens (CEDATHA) et ses structures affiliées dans l’Ouest et dans le Nord-Est dont le Syndicat des Ouvriers de HANSAE Haïti S.A (SOHSA), l’Union des Travailleurs Textile Haïtien (UTHA), le Syndicat des Ouvriers Haïtiens CODEVI (SOHACO), le Syndicat des Ouvriers Haïtiens MAS Akansyèl S.A (SOHAMA), le Syndicat des Ouvriers Haïtiens Everest Appareil (SOHEA) et le Syndicat des Ouvriers Haïtiens S&H Global S.A (SOHASHG) lancent une appel à la solidarité pour mettre fin à la manipulation des travailleurs face à un État irresponsable.
Après de nombreux combats, le SOHARST félicite sincèrement le gouvernement d’Ariel HENRY pour les 6800 gourdes qu’il a remis à chaque ouvrier. C’est un don vraiment considérable, mais ce n’est pas suffisant, nous devons aller plus loin.
Mais comment se divise la journée de travail des ouvriers du Secteur Textile Haïtien :
Petit déjeuner 150 gourdes,
Breuvage 125 gourdes.
Déjeuner à midi 250 Gourdes,
Breuvage 125 Gourdes
De l’eau potable 20 Gourdes,
Transport 200 Gourdes,
Prélèvement 85 Gourdes.
Les ouvriers ne peuvent plus résister avec un salaire de misère de 685 gourdes pour 8 heures de travail par jour alors que l’inflation est à plus de 47%. La mauvaise qualité de la nourriture est inacceptable et doit être corrigée.
Les femmes qui étaient en congé maternité peinent à gagner leur argent de maternité, alors que l’État prélève tous les 10 jours des fonds de leur salaire. Parallèlement, leurs enfants vont bientôt regagner le chemin de l’école. Sur ces entrefaites, le SOHARST et ses affiliés sollicitent la solidarité de toutes les organisations nationales et internationales pour soutenir la mobilisation qui sera lancée à partir du mois de janvier et février 2023.
Rien ne peut sauver une surenchère dans le secteur textile qu’un salaire quotidien minimum de 2000 Gourdes et des accompagnement sociaux.
Walky FELIX
Coordonnateur Général, SOHARST

