L’insécurité caractérisée par des cas d’assassinat, de kidnapping, d’attaques armées contre des convois alimentaires, des détournement de camions de marchandise qui prévaut à Canaan, à Martissant semble loin de préoccuper la hiérarchie de la Police nationale d’Haïti (PNH) qui revendique un bilan positif des actions menées en 2022
Une année de 2022 marquée par la suprématie des gangs armés résultant des situations de déroute systématique de la PNH face aux civils armés est perçue comme une bonne note. Aux yeux du directeur général de l’institution policière, Frantz Elbé, la PNH en dépit du fait que les policiers ont déserté Martissant et Canaan, peut s’enorgueillir un bilan positif.
Dans les détails, il fait état de 149 bandits mortellement blessés lors des échanges avec des policiers, 41 otages libérés, 93 tentatives de kidnapping déjouées, 12 964 arrestations effectuées.
Dans le même ordre d’idées, le patron de la PNH Frantz Elbé rapporte que 367 armes à feu, 146 234 cartouches, 2738. 38 kilogrammes de cocaïne, 2523 motocyclettes ont été saisis entre Janvier 2022 au mois de décembre en cours.
D’autres données liées à des décisions sur le plan administratif viennent consolider le travail de la Police dont la révocation de 1423 fonctionnaires dont 1254 policiers. Des dispositions visant à assainir les finances de la PNH ont conduit au retour de 10 825 chèques totalisant près de 220 millions de Gourdes.
S’agissant des perspectives, il annonce l’acquisition de nouveaux matériels afin de renforcer les capacités opérationnelles de la PNH.
A l’occasion de cette conférence à Clercine, le commandant en chef de la PNH qui s’était fait accompagner d’autres membres du haut-commandement de l’institution dont l’inspecteur général en chef (IGC/PNH), Fritz Saint-Fort, le responsable de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ), l’inspecteur général Frédéric Leconte et son chef de cabinet, l’inspecteur général Jackson Hilaire, reconnait les limites des forces de l’ordre dans le combat contre le grand banditisme et la criminalité.
La PNH est une force civile, elle peine donc à mater les situations de guerillas urbaines, soutient-il.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com



